[CHRONIQUES] Pouzza Fest 2012 – Mal de tête, émeutes et gros fun sale

Le Pouzza Fest est déjà terminé. On peut dire que ce fut une fin de semaine parfaite. Des beaux moments qui vont rester gravés très longtemps. Puisque l’équipe se sent nostalgique et qu’on a hâte à la prochaine édition, nous allons vous faire un petit récapitulatif pour ceux qui n’ont pu y être ou qui ne se souviennent tout simplement plus…

On va faire ça ben vite, parce que de toute façon y’en a tellement à raconter.

Vendredi

Le vendredi soir aux Foufounes Électriques s’annonçait vraiment bien. Un contraste entre nostalgie et nouveauté qui a su plaire. On n’aurait jamais pensé pouvoir voir Hot Water Music et Bouncing Souls ensemble dans une salle avec tant d’histoire. En plus de deux bands bien de chez nous, les autres groupes présents étaient tous aussi intéressants. Y’avait quelque chose de spécial dans l’air. Normal, vous me direz… c’est le Pouzza !  Ça l’a bien commencé avec les excellents Dig it up!, mais c’est vraiment lorsque les Menzingers sont entrés surHot Water Music scène qu’on a vu le monde se déchaîner. La foule chantait en choeur et les deux guitaristes se sont même permis un stage diving à la fin ! Flatliners, un band très aimé à Montréal, a joué vite et avec passion, pas mal meilleur que le show à la Récréathèque de l’an dernier. Mr. Greg Attonito nous a habitué à son air décontract’, mais on a trouvé qu’il avait l’air un peu absent en fin de semaine, ce qui ne nous a pas empêché de chanteur haut et fort, we are the true believers! Hot Water Music était vraiment solide, ils ont commencé avec Remedy et ont fait un bon mixte d’anciennes et de nouvelles chansons (le nouvel album sonne vraiment bien live!). Le ‘’feat’’ de Dave Hausse était vraiment quelque chose d’ailleurs.

Toutefois, je retiens surtout la prestation intime de Chuck Ragan au Underworld. Tellement vrai, tellement intense. Et puis ensuite, on s’est rendu au  Théatre Sainte-Catherine pour voir Mocking Bird Wish Me Luck à 1h15 du matin. Bien que le band avait l’air particulièrement fatigué, leur prestation était une bonne façon de bien terminer une première journée haute en couleur. Même s’ils n’ont pas joué Hollow Graves, la foule était ben funny, et le plancher ben slippy.

Samedi

Après une dure nuit, on reprend une bonne bière à 1h sous le soleil des Foufounes pour se remettre sur le piton. Les cernés de Vakarme avaient donné rendez-vous à PJ Bond pour un show de ruelle improvisé. On va bientôt mettre en ligne le vidéo, et vous allez voir, c’était quelque chose. Quelques passants se sont arrêtés et les quelque 20 personnes présentes sont littéralement tombées sous le charme. Le gars a vraiment une voix qui vient t’interpeller directement dans l’chest. Une expérience assez originale. C’est tout le temps ben le fun d’entendre une voix comme la PJ Bondsienne en a cappella.

Un peu plus tard, on se rend au Théâtre Sainte-Catherine pour voir l’avant-dernier show des Montréalais Tightrope. Wow! Même si on a vu le groupe à plusieurs reprises, il y avait une excellente énergie et un Kerten avec une telle rage que leur set a vraiment été mémorable. On tient à faire une mention honorable au Théatre Sainte-Catherine qui fût une salle vraiment étonnante en accueillant plein de bons groupes locaux. Par la suite, on a eu droit à une prestation officielle de PJ Bond qui a vraiment convaincu l’auditoire. En plus de Greg des Menzingers qui a monté sur la scène en apportant une ambiance plus festive, il a terminé sont set avec un cover si puissant de Lori Meyers en plein centre de la foule. Le gars était vraiment content d’être là et ça paraissait, la foule aussi d’ailleurs.

Le samedi soir, toute l’équipe s’est donné rendez-vous à l’Absynthe pour voir Solids. Comme à l’habitude, ils ont donné un show particulièrement énergique, et disons que la foule était de leur côté. La désormais traditionnelle lampe du plafond s’est fait aller. Toutefois, on à un droit à un méchant contraste, puisqu’en sortant d’un moment aussi plaisant, c’est le chaos dehors. Le feu, les barricades et surtout la SQ et le SPVM qui ont joué à la brute jusqu’à la terrasse de l’Absynthe même.

Mention honorable à tout le staff de bénévole qui a su bien gérer la situation malgré la tension si élevée. Quand c’est rendu que c’est des bénévoles plutôt que la police qui te protège, tu remarques qu’il y a un problème. Pour terminer la soirée en beauté, quoi de mieux qu’une prestation relax de Joe McMahon! Mais surtout, quel bonheur d’apprendre qu’il y a un spectacle secret des Lawrence Arms à 2h du matin au Underworld! Le show était parfait, comme dans le bon vieux temps, la bière se buvait et surtout se lançait, mais faut avouer que tout le monde se demandait comment le chanteur Brendan Kelly était encore capable de tenir debout… En fait, on ne veut pas le savoir, on était juste vraiment content que ça soit arrivé. Hugo et Fred se sont même donné à coeur joie sur le stage. Un beau moment de punk-rock.

Dimanche

Le dernier blitz, la fatigue est sur tout les visages durant la prestation d’Hugo Mudie et Fred Jacques. Mais c’était un bon boost. Des bons hot-dogs ou pouzza pour reprendre tranquillement du mieux. C’était au choix.Mayflower

Ensuite, nous avons décidé de répéter l’expérience du show de ruelle. Nous avons demandé à Jeff Rowe. Le twiter s’est fait aller. Cette fois-ci, même si on n’était qu’une dizaine au début, plusieurs passants ou curieux nous ont rejoints pour qu’on se ramasse finalement près de 50 assis dans la ruelle des Foufounes Électriques. Je sais que c’est illégal de nos jours, mais bon, faut ben défier l’autorité de temps en temps! Nous avons été agréablement surpris, tout comme les gens qui nous avaient rejoints.

Après une de ses chansons, certains spectateurs improvisés voulaient savoir son nom puisqu’ils avaient aimé l’expérience et s’étaient joints plus tardivement. Bon signe Jeff. Mention honorable à son cover des Descendents, t’as vraiment visé juste! Une expérience que nous allons tenter de répéter lors de la prochaine édition!

Plus tard, on va voir les New-Yorkais de Mayflower. Bonne prestation, sans éclat, mais bien efficace. Après une bonne bouffe sale, histoire de rentrer dans l’esprit du festival une dernière fois, on se rejoint à l’Absynthe, pour aller voir les cousins Maladroit. Mais quelle façon de finir la fin de semaine en beauté! Vraiment intense et sympathique. Tout le monde y a trouvé son compte, y compris le groupe qui avait l’air pleinement satisfait de la réception. Mais en sortant de l’Absynthe, encore une fois la galère. Des vagues d’arrestations massives, beaucoup trop de policier et hop, on reste pris pendant plusieurs heures. La meilleure façon de finir un festival punk quoi !

Bref, félicitation à Hugo et à toute l’équipe du Pouzza Fest qui a su ramener la même magie que la première édition. Sincèrement, je n’aurais jamais pensé voir un festival de cette ampleur à Montréal, avec un aussi bon line-up et autant de fun.  Merci à tous les bénévoles qui ont su faire ce que le festival est devenu. Merci aux bands de s’être déplacé et de nous avoir donné un aussi bon festival.

Ah, et on vous prépare un beau petit album photo, checkez ça dans les prochains jours!

À L’ANNÉE PROCHAINE !

%d blogueurs aiment ce contenu :