[CRITIQUES] Hot Water Music – Exister – Rise Records (2012)

Hot Water Music - Exister - Rise Records (2012)

Quand un groupe n’a pas sorti d’album depuis 2006, c’est normal d’avoir des attentes. Après avoir patienté quelque temps depuis le retour officiel de la formation, on se demandait vraiment comment allait sonner le nouveau Hot Water Music. Disons-le, on était sceptique. On a tout de même été rassuré lorsqu’on a appris que le producteur serait Bill Stevenson (Descendents, Black Flag, ALL), véritable légende vivante. Autre soulagement en voyant le artwork (Richard Minino) : on semble sur la bonne voie. Il faut dire qu’on était sur notre appétit depuis la sortie du 7 pouces The Fire, The Steel, The Tread en 2011, qui était excellent même si chacune des deux chansons ressemblaient davantage au projet solo respectif de Chris Wollard et Chuck Ragan.

À la première écoute d’Exister, on a été abasourdi. L’album a joué en boucle les jours suivants pour se mettre à l’aise lors du passage de la formation pour le Pouzza Fest. (Après l’avoir testé, il sonne aussi bien sur la table tournante que dans ta face).

Ça sonne comment? –Comme du HWM qui a bien vieilli. Sans dire qu’ils ont pris un coup de vieux, les gars ont un son plus assagi. On nous chahute des pièces comme State Of Grace, Drag My Body, Exister ou Paid In Full qui viennent s’ajouter automatiquement dans nos morceaux préférés du groupe. Il faut dire que cette dernière termine l’album d’une telle vivacité, qu’elle nous rappelle le classique Caution de 2002. Même s’il est plus accessible que ses prédécesseurs, Exister ne tombe définitivement pas dans le terne. Au contraire, il est parfaitement proportionné entre des refrains catchy et des couplets plus habiles.

Évidemment, il y a quelque pièces un peu moins accrochantes. Mais en général, l’album a vraiment une bonne cadence et on ne tombe définitivement pas dans l’ennui avec Exister ! On a plutôt le goût de se claquer une autre dose de HWM. Certains avaient reproché la trop grande place de Wollard sur The New What Next. Avec Exister, tout le monde y trouve son compte, puisqu’on y trouve un équilibre parfait entre Wollard et Ragan. Plusieurs substitutions au niveau du vocal (élément essentiel à un album de HWM), subjugué à des pistes plus individuelles, voilà ce qu’Exister représente.

L’album est en soi un nouveau chapitre pour le groupe qui ne cesse d’accumuler un cursus prodigieux.  Exister est fait pour être ajouté à votre collection.