[CRITIQUES] Tempest – Solace – Vitriol Records / Forged In Iron (2012)

Tempest - Solace - Vitriol Records / Forged In Iron (2012)

Formation de Vancouver oeuvrant depuis 2008, Tempest nous offre sa 3e parution sous l’étiquette Forged In Iron et suite spirituelle (directe?) à leur premier LP intitulé Passages. Solace se présente comme une seule et même pièce divisée en 2 chapitres. Tout d’abord, j’aimerais mettre un détail au clair: le format du 7  » pour une chanson en 2 parties me semble un peu douteux, surtout étant donné le fait que les 2 chansons s’emboîtent très bien. Mon avis, un 10 » one-sided aurait amplement fait l’affaire, mais bon. Pourquoi je me plains là? Ah oui, parce que si je me vautre dans le positivisme mielleux, mon opinion perd un peu de crédibilité…

Je pense.

Comment décrire Tempest ? Et bien, il serait facile de les comparer à leurs cousins américains Young And In The Way mais si vous voulez que je ratisse plus large c’est du bon gros crust mid-tempo avec des accents black metal et des structures très maths et complexe. Ca arrache sans bon sang de bon sens, le chanteur s’époumone et ça grafigne autant coté vocaux que paroles. La batterie nous martèle comme si on l’avait écoeurée pendant tout son secondaire et qu’elle aurait enfin décidé de se venger. La basse se perd un peu dans le mix, mais la guit vient arranger le portrait avec une succession rapide de riffs plus dégénérés les uns que les autres. La tension monte, la violence bouillonne et déborde. Quelques accalmies et trêves ici et là, mais la lumière ne se pointe jamais complètement le bout du nez.

La production, entièrement réalisée par le band dans leur local de pratique, est  surprenamment claire et précise. Solace est le parfait compagnon à Passages tout en étant une culmination et une amélioration sur les fondations de ce dernier.
Court et efficace.