[CRITIQUES] The Holy Mess – Cold Goodbyes – Red Scare Industries (2012)

The Holy Mess - Cold Goodbyes - Red Scare Industries (2012)

Si vous avez déjà écouté The Holy Mess, vous connaissez déjà l’énergie débordante de SteveO et sa gang. Ben quoi? Avec un personnage aussi unique, difficile de ne pas lui accorder trop de place. Pourtant, ce qui caractérise le groupe depuis leurs débuts en 2007, c’est bel et bien la diversité, et ce, surtout au niveau des vocals qui ne cessent de passer d’un membre à l’autre.

Ce mélange dynamique nous amène dans une panoplie d’influences malheureusement très mal cachées. Ce qui fait qu’on hésite à adorer, à en redemander constamment, c’est ce manque de cohésion et ces clins-d’oeil souvent trop flagrants. Dans leur dernier album, Self-titled, on nous sert un gros mesclun à la Dillinger Four (World Renowned Bonafide Shitshow!), Lawrence Arms (Captain, We’re Drinking! ou Crazy Horny), Bigwig (You Say Party! We Say Where!?!), le tout servi avec la vinaigrette très très rapide du vieux Randy et saupoudré de quelques grains de sel Propagandhiste. Ajoutez à cela plusieurs releases truffés de déjà entendu, on commence à se demander si la fibre créative y est vraiment.

Néanmoins, on ne peut pas s’empêcher de remettre l’aiguille sur la galette, qui finalement, ressemble plus à une compilation de band qu’on adore qu’à un authentique album.

 

Et nous voilà encore perdu dans les vieux débris d’un groupe encore très jeune. Détrompez-vous, en apprenant la nouvelle du prochain album, Cande Ru Las Degas, on s’est empressé d’en savoir plus, mais surtout, d’en entendre plus. Et nous y voilà, 26 juin, sorti du single COLD GOODBYES. Trois chansons, dont un cover des excellents Menzingers. L’exécution de la pièce est très fidèle, même au niveau des échanges vocales qui font le charme des maintenant très connu zingers. Mais ce n’est pas ce que l’on retient le plus du single. Les deux nouvelles chansons nous rappellent le meilleur des autres albums. On pense à Goodbye 3713 sur Benefit Sesh et Self-Titled, qui sortait du lot par le son plus mature, mais surtout plus original. Comme s’ils avaient déjà développés leur propre son, mais qu’il était enterré à travers une panoplie d’influences écrasantes.

Évidemment, on sent encore la présence d’influences, mais cette fois-ci, plus contemporaines. Pas étonnant, à voir leur relation avec les Elway et Red City Radio. En les voyant annuellement au Fest, au Pouzza Fest et autres festivals, en les entendant constamment interpréter les bands qu’ils aiment, en écoutant les influences toujours changeantes glissés dans leur musique, c’est indéniable, les Holy Mess aiment ce sentiment d’appartenance à la scène. Tout ça nous laisse sur la forte impression qu’il s’agira du meilleur album, celui que l’on se souviendra dans 5 ou 10 ans, et celui à qui on se référera en parlant du son Holy Mess.

On attend quand même d’écouter Cande Ru Las Degas dans son intégralité avant de mettre la pierre sur le tombeau, et d’ici là, on ne peut qu’aimer naïvement cette bonne salade diversifiée. Service à volonté jusqu’au 14 août!