[CRITIQUES] Cheap Girls – Giant Orange – Rise Records (2012)

Cheap Girls – Giant Orange - Rise Records (2012)

On avait adoré les deux albums précédents de ce trio du Michigan. Cheap Girls ont toujours eu un petit quelque chose de très terre-à-terre. Leurs chansons sont teintées d’une simplicité qui vient t’interpeler directement. Cheap Girls, c’est aussi un des groupes durs à définir, puisqu’ils réussissent à combiner plusieurs influences qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer. C’est comme si Neil Young s’était rebellé pis avait décidé de jouer du pop-punk-rock, ça aurait ressemblé pas mal à leur petit dernier Giant Orange.

Pour leur troisième opus, Cheap Girls ont choisi l’aide de Tom Gabel (Laura Jane Grace d’Against Me!) à la production. On sent vraiment l’influence du producteur, puisque lorsque certains titres commencent, on a l’impression d’entendre White Crosses. Ils ont aussi décidé de rejoindre Rise Records, qui semble prendre goût a signer les meilleurs groupes du moment. L’album est plus entrainant que ses prédécesseurs, plus électrique, avec quelques petits solos qui frôlent le country. Quelque chose de très américain, ça se sent dans le son de la guitare et de la voix.

La voix est plus poussée et plus claire qu’on l’avait entendu sur My Roaring ‘20s . Mais, les mélodies simplistes qui donnaient la particularité au groupe sont toujours aussi accrochantes. Dans l’ensemble, c’est un bon album, même si on aurait pu se passer de certaines chansons. On est quand même tombé en amour avec les chansons Mercy-Go-‘Round, Pacer et la douce Cored To Empty.

Si tu pars en road trip en campagne cet été, ça devrait faire parti de ta trame sonore.

En plus, ils seront en show à Montréal le 17 octobre à la Casa Del Popolo avec Front Bottoms.