[CRITIQUES] Torche – Harmonicraft – Volcom Entertainment (2012)

Torche - Harmonicraft - Volcom Entertainment (2012)

Avec une pochette aussi colorée, il est difficile de ne pas être intrigué par le nouveau LP de Torche. Le groupe de Miami qui existe depuis 2004 nous avait tous captivés avec Meanderthal, un album qui avait été salué par les critiques. Sur Harmonicraft, on nous propose quelque chose d’un peu différent. Une espèce de Happy-Sludge. C’est définitivement moins lourd que le travail précédent, plus éclairé et jovial.

Mais ne vous inquiétez pas, on reste quand même dans le même registre : des guitares énervées et des riffs qui t’amènent dans toutes les directions, passant de quelque chose de très complexe à un calme bien convivial. Il semble que ce soit surtout dans la production qu’on remarque le changement principal. Le son est très raffiné, la voix est plus lointaine et beaucoup plus ‘’accessible’’. Quelque chose auquel Kurt Ballou ne nous avait pas nécessairement habitués lors de ses derniers travaux de production.  Lorsqu’on écoute Kicking, on croirait même entendre Dave Ghohl qui chante. Par contre, on comprend vite avec la qualité technique des pièces qu’il ne peut s’agir des Foo Fighters!

Malgré ce peaufinage qui peut venir titiller l’oreille, l’œuvre est tellement bien orchestrée qu’on ne peut que tomber en amour avec Harmonicraft. Sur la pièce Snakes Are Charmed, on nous balance un viol de guitare qui est véritablement jubilatoire. Une des principales forces de cet album, c’est que le groupe part d’une base vraiment sludge et technique pour y insérer une espèce de joie de vivre qui est imprégnée dans toutes les sphères de l’album.

Torche termine son album en beauté, avec la pièce titre de l’album qui s’avère être instrumentale, mais  surtout avec Looking On, qui nous rappelle beaucoup plus le travail précédent du groupe. Ça nous donne le goût de nous faire aller la tête au rythme des guitares qui sont pour une fois bien grasses.

Donc, Harmonicraft représente un véritable travail de moine. Quelque chose de très travaillé, avec un peut trop de finition à nôtre gout, mais qui dans son ensemble est tellement complet qu’on ne peut passer à côté de cet album-là!