[CHRONIQUES] Pouzza Pelouzza – Tracteur, Bière et Amour

Le jour J était enfin arrivé. C’était l’heure du Pouzza Pelouzza. Nous faire sortir un peu de la grande ville pour aller prendre l’air frais de la campagne (navré pour les résidents de Lavaltrie, mais on a croisé un tracteur sur la route en arrivant). Première chose qu’on remarque lorsqu’on se lève : il fait vraiment beau ! YES, on va passer une belle journée en compagnie des marginaux et autres weirdos. On se questionnait pas mal à savoir comment ça allait se passer, la grandeur du site, si les gens allaient être aux rendez-vous. Eh bien c’est oui partout. En arrivant sur le site du Pouzza Pelouzza, la première chose qu’on constate c’est la beauté de la place. Aux abords du fleuve, un grand espace vert avec une Pouzza Pelouzza - The Toastersbelle petite scène, juste assez intime pour l’évènement. De la PBR, du Sailor Jerry, des hot-dogs et autre bouffe funky sont aux rendez-vous. Le soleil et les belles demoiselles aussi d’ailleurs. On se croirait vraiment au Pouzza Fest, mais dans une atmosphère plus campagnarde et intimiste.

On ne va pas vous raconter des histoires, on est arrivé juste à temps pour The Hunters à cause du trafic le plus weird ever. Malgré une foule peu dense, le groupe a su livrer une performance très énergique. C’est drôle, puisqu’à chaque fois qu’on voit The Hunters, on a toujours l’impression qu’ils sont meilleurs que la dernière fois. On dirait bien que l’expérience de la tournée joue en leur faveur. Peu importe, ils étaient vraiment solides et savaient ce qu’ils avaient à faire. En plus, ils ont vraiment un look de rockeur, de quoi faire tomber les jeunes dames. J’ai même vu plusieurs des personnes dans le crowd chanter leurs chansons, chose tellement agréable lorsqu’on parle d’un band de la relève. Un peu plus tard, le groupe For The Bros vient nous présenter toutes les tounes de covers que tu espères entendre dans un festival de ce genre. De Millencolin à NOFX en passant par Face to Face, on a eu droit à aux 90’s au complet. C’était le fun, bien placé dans un évènement comme celui-ci. On voyait que la foule était de leurs côtés, puisqu’elle n’a jamais été aussi dense de la soirée, du moins avant l’arrivée des têtes d’affiche. On a même chanté American Jesus en choeur. Du bon temps quoi !

Là on arrive au moment un peu plus dur : le dernier show à vie des enfants chéries de Longueuil, Brixton Robbers. On trouvait ça difficile de les voir partir, parce qu’on est encore convaincu que Carved Livers, leur dernier album, estt vraiment un must dans la scène locale. Ils ont livré la marchandise, ont offert un set vraiment intense en jouant toutes les Pouzza Pelouzza - Brixton Robberschansons qu’on espérait entendre. Les gens ont eu l’air d’apprécier le spectacle, on a même eu droit à des mouvements de chairs dans la foule. Et puis juste après leur dernière chanson, le public leur a donné tout l’amour qu’ils avaient à donner (à cette heure-là, il n’y avait pas encore beaucoup de monde) et un sentiment un peu bizarre s’est installé sur la scène : on vient de mettre fin à un band qui avait tellement travaillé fort et qui en avait tellement en dedans ! RIP – Brixton Robbers. Après avoir mangé nos émotions en se gavant de bon vieux veggie dogs, on attaque la scène pour voir les puissants Dig It Up ! On a bien beau avoir vu ce band plus de dix fois cette année, on se lasse jamais. C’était vraiment parfait. Un soleil qui commence à ce calmer, des gens qui arrivent, un bon vieux punk’n’roll qui déchire et le début d’un party d’enfer. Le chanteur, comme à son habitude, fait sa bête de scène : il calle des canettes de PBR, court et fait des faces étranges. Vraiment, rien à dire sur la prestation. Maudit qu’on a hâte de l’entendre ce nouvel album-là!

Après avoir chiller un peut sur le bord du fleuve en parlant de tout et de rien avec les autres Vakarmeux, on a pilé sur notre orgueil pour aller voir The Toasters (honnêtement, on est pas les plus grand fans de Ska). C’était quand même bien agréable comme moment. De la petite musique ben simple agrémentée d’une petite bière (oui oui, encore une autre déjà) et des gens qui dansent d’une façon bizarre, ça divertit un gars pour un samedi après-midi. Après ça, notre moment de résistance arrivait pour la soirée : on allait enfin pouvoir voir Dear Landlord. Le groupe avait eu quelques embuches aux douanes et ils sont arrivés environ 30 minutes avant de jouer. Ça paraissait dans leurs faces qu’ils avaient eu une longue journée. Malgré quelques petits problèmes techniques et le soleil qui violait leurs visages, Dear Landlord a vraiment livré la marchandise. Avec tous ces facteurs qui ont joué contre eux, ils ont enchainé leurs tounes qui sont toutes aussi bonnes les unes des autres.  Un set un peu court, mais on soupçonne que c’est parce qu’on trippait tellement qu’on n’a pas vu le temps passer. Anyway, comment ne pas être comblé en écoutant I Live In Hell live?

Ensuite, on nous annonce que c’est le tour des Vulgaires Machins (à cette heure-là, on commençait à prendre la forme). On était plutôt curieux de voir le groupe qu’on n’avait pas vu depuis notre adolescence. C’était vraiment un bon moment. Ces gars-là (ainsi que la demoiselle) sont de vrais pionniers en leur matière au Québec. Ils livrent la marchandise de façon tout à fait honnête, c’est toujours bien agréable à voir. En plus, ils ont fait un petit discours sur l’importance d’aller voter aux élections et sur le contexte étudiant. Un petit speech dans un contexte politique de caca comme celui-ci, ça fait toujours du bien à entendre. Bien installé sur le bord du stage, on remarque qu’environ 200 personnes sont arrivées d’une traite. Un festival punk était né.

Quelques temps après, c’était le tour d’Anti-Flag. Tout le monde se demandait un peu qu’est-ce que le groupe venait faire à Lavaltrie, on était quand même tout content de leur voir la fraise. On est arrivé un peu en retard lorsqu’ils jouaient, puisqu’on avait prévu une entrevue dans le chalet avec Dear Landlord. Début de la parathèse : On s’installe bien confortablement avec trois des gars (l’autre ayant soudainement disparu) et on ouvre le bal en se faisait offrir par le groupe une bonne grosse gorgée de rhum Sailor Jerry. Ça l’a vraiment bien été, on a jasé de tout et de Pouzza Pelouzza - Anti-Flagrien, une belle expérience que vous devriez voir très prochainement sur le site. Pour revenir à Anti-Flag, on comprend pourquoi les gars sont rendus où ils sont. Une performance vraiment dynamique, avec les chansons placées aux bons moments. Le crowd avait vraiment l’air satisfait, chose la plus importance probablement dans une soirée comme celle-ci. PS : La face du batteur est vraiment quelque chose à voir live, on vous dit ça de même.

Enfin arrive le dernier groupe, The Planet Smashers. Merde, la soirée tire à sa fin. Le groupe sait comment mettre le feu à la place. Ils ont un espère d’aura de fête qui est capable de convaincre n’importe quel septique. Tout le monde dansait, même les vakarmeux se sont tapé une session improvisée de skank avec la vedette de Big Wheel Record – The Dédé. Vraiment une belle façon de terminer une journée haute en couleur, en plaisir et en oreille qui sille.

Bon c’est pas mal ça notre expérience du premier Pouzza Pelouzza. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu un évènement aussi bien organisé. Aucune embrouille, que des sourires et du plaisir. Sur ce, on voudrait féliciter toute l’équipe de L’Écurie, tous les bénévoles et les commanditaires qui ont su nous offrir une journée aussi magnifique. Sincèrement, on espère vraiment pouvoir revivre un évènement comme celui-là l’an prochain pour terminer notre été en beauté. Bravo aux gens d’y avoir participé en si grand nombre et longue vie au Pouzza Pelouzza.

On s’est quand même rendu à la chasse-galerie voir le spectacle acoustique, mais on ne peux pas vraiment vous le raconter parce que notre état rendu-là nous ne le permettait pas trop. Mais en gros, on a bu une bière, pris des Nachos et mangés le hot-dog épicé le plus satisfaisant ever. Greg Laraigne était pas mal le fun aussi.

Les photos, c’est par ici.