[CHRONIQUES] Riot Fest Toronto – Ontario, je me souviens

Qu’est-ce qu’on obtient avec 28$ au Riot Fest ? 4 pabst de 355ml ! Oui, vous avez bien entendu; pas le droit de sortir du site et donc pas de beuverie clandestine dans une ruelle sombre. On s’en doutait Hot Water Music - Riot Fest Toronto 2012quand même un peu, c’est le trademark des gros évènements du genre. Mais tout de même, avec un line-up aussi fou que le Riot Fest de Toronto, notre équipe n’a eu d’autre choix que de se taper cinq heures de route pour aller voir Hot Water Music, Lawrence Arms, Fucked Up, NOFX, les grandioses Descendents et les autres.

13h00 arrive et The Organ Thieves foule la scène pour ouvrir le bal. Une bonne prestation bien intéressante, malgré la faible densité du public à cette heure-là. On avait manqué la veille le spectacle acoustique du chanteur au Bovine Sex Club, c’était donc une belle façon de se reprendre dans un décor pas mal moins intime. Les effets utilisés par le guitariste viennent ajouter un petit quelque chose. Un groupe à surveiller ! Ensuite, Junior Battles entre sur scène. Décidément très excité d’être présent, le groupe nous a offert une performance bien agréable. C’est très pop, mais ça s’écoute vraiment bien sous un soleil plombant avec une bière à 7$… Les gens avaient l’air content de les voir et le groupe a vraiment offert toutes ses meilleures chansons de son petit dernier Idle Ages. Puis, c’était le tour des condescendants Mocking Bird Wish Me Luck. Comme à leur habitude, ils n’avaient pas l’air très content de jouer, mais on commence à être habitué. Même s’il restait 7 minutes à leur cédule, le groupe a décider de quitter la scène. Au moins, ils ont joué Hollow Graves. Mention spéciale au bassiste qui a coupé les coins ronds pas mal lorsqu’il chantait.

Arrive le moment awkward du festival : Andrew WK en performance solo. Lorsqu’on avait vu qu’il était sur le show, on se demandait vraiment qu’est-ce qu’il faisait là. Eh bien sachez chers lecteurs et lectrices que c’était encore pire qu’on l’eût imaginé. Avec un beat de fond vraiment cheap et agressant, on a dû écouter pendant une bonne demi-heure ce phénomène crier PARTY PARTY PARTY. Un bon temps pour aller se chercher une poutine (oui ! parce qu’il paraîtrait que c’est devenu un met canadien ! Ne vous inquiétez pas, elle n’accote même pas la pire poutine de Montréal) et chiller unThe Lawrence Armes - Riot Fest Toronto 2012 peu dans le gazon pour se préparer à la venue de Brendan Kelly et sa bande. Décidément bien avancé dans sa beuverie, Kelly nous arrive avec un joli chandail de Lady Gaga, des lunettes fumées roses et un air mi-arrogant mi-sympathique comme on l’aime. La foule était vraiment de leur côté et Kelly s’est vanté à plusieurs reprises d’être le meilleur groupe de la soirée. Plusieurs jeunots qui n’avaient pas l’air trop ajeuns se sont empressés de nous taper sur les nerfs, mais bon, on est resté tranquille. Ils ont passé par quelques vieux classiques, tout en enchainant les titres de Oh Calcutta ! Un bon moment. On a même eu droit à 100 résolutions, où Chris a performé particulièrement bien.

On n’a pas vraiment regardé le show de Less Than Jake, mais de ce qu’on a entendu, c’était comme dans le bon vieux temps. Rien d’autre à dire. Désolé, fans de ska. 18h arrive, c’était notre moment de prédilection : Hot Water Music. Montréal était très bien représenté, avec une vingtaine de personnes en avant de la scène. Lorsque Chuck arrive, on sent l’excitation montée d’un cran. De l’autre côté du stage, Chris Wollard arrive, cigarette à la bouche avec son air décontracté habituel. Le groupe avait vraiment l’air content de jouer et ils nous ont rendus l’appareil en nous envoyant une série de vieux hits tels que Wayfarer, Paper Thin, Turnstlile, Remedy et Trusty Chords. En même temps, ils ont quand même présenté quelques excellents titres de Exister qui ont vraiment bien passés. C’était un moment incroyable, avec le public qui chantait en chœur et se prenait par les épaules tout en revivant de beaux moments. Le groupe avait une énergie sans précédent. Le moment cocasse du set de HWM a été Chris Wollard, qui pendant un instant semble avoir eu un buzz instantané : il avait les yeux croches, semblait avoir l’équilibre fragile tout en offrant un sourire de bonheur. Peu importe, c’était un des moments forts de la soirée et on a aussi eu droit à un MERCI BEAUCOUP!

Pendant qu’environ 400 personnes faisaient la file pour un gros 25 toilettes, Fucked Up s’amène. Le chanteur avait l’air particulièrement en forme. Dès la première chanson, Abraham enlève son chandail et part dans la foule. Et voilà ça commence, on jouent au chat et à la souris ! On ne la pas revu sur scène du spectacle d’ailleurs. En gros, c’était un bon show, comme Fucked Up a  l’habitude de nous offrir. Il parait que c’était la fête du chanteur, raison probable pourquoi il avait l’air aussi drunk. Toutefois, le moment de résistance arrivait pour l’audience : NOFX. Après de longues minutes d’attente, le quatuor s’amène. Dès les premières notes, on remarque tout de suite que le guitariste Melvin à l’air plus en forme que d’habitude. De son côté, Fat Mike accompagné de son mohawk Descendents - Riot Fest Toronto 2012semble être heureux, et ce, même si dès la première chanson on envoi des bières vides vers sa direction. Plusieurs problèmes techniques semblent avoir pris d’assaut NOFX, puisque le son était très disparate et la guitare très peu présente par moment. De toute façon, c’est toujours ça un show de NOFX, tu vas là plus pour l’ambiance que la qualité.

Enfin, le plat de résistance de la soirée arrivait : Descendents. On était tellement excité de pouvoir revoir les légendes californiennes. Au nombre de spectacles qu’ils donnent par année, voir un show de Descendents c’est un honneur de nos jours. Eh bien on n’a pas été déçu. Ils ont ouvert leur set avec Silly Girl, tout juste avant que le guitariste ne brise une corde. Ensuite, ils ont enfilé une série de classiques qui se retrouvent sur Milo Goes To College, All et I Don’t Wanna Grow Up. C’était drôle de voir Fat Mike en backstage qui avait l’air de s’amuser comme un enfant. Même si plusieurs personnes avaient déjà quitté le site, il y avait quelque chose dans l’air. On vivait un bon moment ensemble. L’équipe de Vakarme s’est fait un malin plaisir à chanter Bikeage, Hope et Coffee Mug en chœur. Il y avait une espèce d’aura autour du groupe, on comprend facilement pourquoi les gens sont encore intéressés après tant d’années. En bonus, on a eu droit à un moment spécial : c’était la fête de Bill Stevenson. Les gars de NOFX sont arrivés avec un gâteau en lui chantant bonne fête le tout accompagné par les remerciements de Mr. Stevenson et…un pet dans le micro ! Décidément, c’était une soirée parfaite côté musical.

Bref, malgré une organisation très ordinaire, le line-up nous a vite fait oublier tous ces petits détails. Tout de même, on aurait eu beaucoup plus de fun si ça avait été dans notre douce Montréal… peut-être l’an prochain ?