[CRITIQUES] Dan Padilla – Sports Fans – Dirt Cult Records (2012)

Dan Padilla - Sport Fans

La Californie est reconnu dans le monde de la musique indépendante comme étant un fleuron du punk-rock. Cette réputation est défendu dans une vague plus mainstream par des groupes comme NOFX, Pennywise, Strung Out, Bad Religion, Green Day… et la liste pourrait s’étirer sur plusieurs pages (et c’est sans parler de l’héritage hardcore de Black Flag, Circle Jerks, DRI, TSOL…). Ce château fort du punk est bien sûr catalysé dans des labels très connus que sont les Fat Wreck, Epitaph, Hellcat et autres Nitro.

Si vous n’avez pas encore vu de reviews d’aucun de ces groupes, c’est qu’on essaie de garder une ligne éditorial le plus DIY possible. Alors comment déniché le DIY parmi la gang de 1% qui nous a fait tripé dans notre adolescence. Eh bien la Californie regorge du 99%. En tant que webzine, on ne peut être assez explicite sur l’amour que nous portons pour des projets comme Razorcake ou  Maximumrocknroll. Un travail acharné non-profit que l’on ne peut que prendre comme exemple pour continuer notre propre travail. Dans le but de mettre un spotlight sur les groupes issues de cette culture, on se doit de vous parler de Tiltwheel. Mais puisqu’ils n’ont pas fait d’album depuis 2010 et qu’on essai d’être up to date, on vous présente l’autre projet de Davey et J. Wang – Dan Padilla.

Sport Fans est le troisième full length du groupe, dont le dernier étant As The Ox Plows sorti l’an dernier. Entre le demo et As The Ox, il y a également eu une panoplie de Splits avec de très bons groupes comme The Tim Version, Chinese Telephones, Madison Bloodbath (qui partage d’ailleurs un membre (Matty) avec Dan Padilla), etc. La sortie de l’album est prévu pour décembre, mais est disponible à l’écoute sur le Bandcamp de Dirt Cult depuis quelques mois.

À la première écoute, on ne peut pas passer à côté de l’upgrade majeur de la production. C’est beaucoup plus propre qu’auparavant, mais avec ce même désire continuel de faire une musique un peu sale. C’est ce beau jeu entre la production et la voix grasse qui nous a fait accroché sur Nothington, Sister Kisser, Rumspringer et autres Tiltwheel. Les paroles sont parfois dépressives, mais tout le temps entraînantes. Impossible, en écoutant les refrains, de ne pas avoir le goût de lever le poing en l’air et de crier, peu importe l’âge, que tu crois encore à une vie en dehors du confort capitaliste. C’est la façon entraînante, avec un sourire et une attitude de bons vivants de faire sa révolution. Dan Padilla est le Conflict des gros barbus qui prennent la vie à la légère une bière à la main.

Définitivement un des meilleur album punk-rock de l’année, le tout servi sans aucune prétention. On ne peut qu’applaudir et danser sur cette belle éthique de travail!