[CRITIQUES] Code Orange Kids – Love Is Love // Return To Dust – Deathwish Inc. (2012)

Code Orange Kids - Love Is Love // Return To Dust – Deathwish Inc. (2012)

T’as probablement entendu parler de Code Orange Kids durant les deux dernières années. Soit parce qu’ils ont signés sur Deathwish ou parce que tu as eu la chance de les voir live dernièrement. Code Orange Kids c’est un groupe qui vient tout juste de sortir de l’école secondaire et qui aborde le hardcore d’une façon tellement violente et chaotique que t’as pas le choix de ne pas passer à côté d’eux. Après une démo, un split et deux EP qui se sont fait remarquer dans la scène américaine, Code Orange Kids nous revient avec son premier album, produit par nul autre que Kurt Ballou.

Il arrive souvent que des nouveaux bands fassent parler d’eux, un hype qui dure généralement le temps de quelques chansons. Pourtant, Code Orange Kids vient démentir ce pattern habituel en nous offrant un album qui nous amène dans la confusion la plus totale. Non seulement parce que l’album est d’une extrême violence, mais surtout parce que le groupe passe au-dessus du cliché de la défonce pour nous offrir un album tellement plus profond et travaillé que ce à quoi on aurait pu s’attendre.

Évidemment, l’album commence avec des pièces remplies d’intensités comme Flowermouth (The Leech) ou Sleep (I’ve Been Sleeping). Mais au bout de quatre ou cinq titres, tu remarques qu’il y a tellement plus sur Love Is Love // Return To Dust. Ça va vraiment au-delà des espérances. L’album est rempli d’expérimentations et d’éléments ambiants qui viennent ajouter une petite touche qui manquait auparavant avec Code Orange Kids.

Si tu t’attends à une description formelle, le nouveau Code Orange Kids joue dans la ligue du hardcore, auquel on ajoute une touche de noise, un soupçon de doom ainsi qu’une pincée de punk. C’est la combinaison des genres qui vient rendre tout le crédit que le nouvel album mérite. On ne se pose pas de question à savoir dans quel genre on embarque. COK démolit tout, point final. Quand tu entends Nothing (The Rat), t’as le goût de te défoncer le crâne sur un mur. La rotation des voix est tellement robuste, qu’on a peine à croire que ce sont des jeunots qui nous embarquent dans cette anarchie musicale. Pour finir en beauté, COK nous catapulte Bloom(Return To Dust) direct dans les veines. Une pièce tellement lourde et puissante qui sonne comme la fin du monde. Sérieusement, t’as vraiment l’impression que tout est en train de s’écrouler autour de toi. On exagère à peine.

Si tu veux un album qui franchit les frontières du genre actuellement, Love Is Love // Return To Dust est une écoute mandatoire. Même si l’album est vraiment solide tu te dois d’aller les voir live pour comprendre dans quelle sorte de chaos tu t’embarques. Ils seront de passage le 20 novembre au Katacombes avec Gaza et Full Of Hell.