[CHRONIQUES] Retour sur le Fest par l’Écurie

La fin de semaine dernière avait lieu le fameux Fest de Gainesville en Floride, festival qui a inspiré l’idée du Pouzza Fest il y a presque 3 ans. Hugo et moi (en fait surtout moi qui n’y était jamais allé) tenions absolument à y participer question de prendre des notes, écouter des bons bands et se faire pogner dans un ouragan. The usual shit. En plus, Hugo y jouait avec Miracles-sans-Fred-Jacques ainsi que les Hunters. Notre line up ressemblait donc à ça : 2 vieux et 7 jeunots, un team de feu, de neige et de PBR.

JOUR DU DÉPART
CléoHugo, Cléo (contre bassiste de Miracles, observateur aguerri de la faune et de la flore et amoureux des camions) et moi prenons l’avion vendredi matin. Une première pour Cléo qui était assez nerveux et, pauvre de lui, il est pogné avec deux autres angoissés des airs… Après quelques turbulences, 2 crises de cœur et une hôtesse de l’air hystérique, on arrive à Gainesville dans l’aéroport la plus ridiculement non-sécuritaire : un genre de centre communautaire avec du tapis et des chaises berçantes. What the ?!

Après un arrêt au liquor store où les gars se sont acheté quelques « élixirs », on se dirige dans l’action du Fest pour voir The Holy Mess, Mean Jeans et The Soviettes au 8 Seconds. J’écoute les conseils des bonnes gens de Vakarme et je vais voir Glocca Morra au High Dive. C’est le show de Solids qui a finalement été le clou de ma soirée, une des meilleures performances.

High DiveAprès le show des Hunters, on finit la soirée avec Teenage Bottle Rocket dans une salle qui sent le vomi et qui me rappelait étrangement les partys 13-17 à la Poly de Jonquière. La fatigue nous rentre dedans et comme Cléo nous le fait si bien remarquer : « ok on a l’air de des zombies, on va se coucher ». Sage décision, surtout qu’Hugo a passé proche de faire une visite au poste de police après s’être fait pogné à pisser dans un buisson. J’ai calmé le jeu avec diplomatie et battement de cils. Dans ma poche la grosse police floridienne et hello l’hôtel, on va se coucher.

JOUR 2
Premier band de la journée : les excellents Rivernecks au Lunch BOX, un groupe de country-folk de Floride leadé par un gourou charismatique qui ressemble à Jésus, mais blanc. Toujours le fun du p’tit country on the side dans un festival punk rock.

Puisque les gars doivent jouer le lendemain, ils tentent de trouver une guitare acoustique pour pratiquer une petite heure dans la journée. C’est finalement Joey Cape, le gars le plus smatt du punk rock, qui prête sa guitare aux gars. Pendant ce temps, je chill au 8 seconds pour voir RVIVR (un des meilleurs bands du Fest), Good Luck, Tim Barry (2e gars le plus smatt du punk rock) et Banner Pilot.Jésus

Plus tard, je fais ma fraîche dans le tour bus de Lagwagon avec Joey Cape, Danahé des Hunters et le géant de Lagwagon. Clair que ce gars-là n’a jamais eu besoin de se déguiser à Halloween.  La suite de la soirée se passe pas mal dans le backstage du Florida Theatre avec un Hugo qui est disons très avancé dans le monde de l’élixir et qui chill avec le représentant de PBR aux States. Tsé come on, sa job à lui (le dude de PBR, pas Hugo) c’est clair que c’est juste une éternelle beuverie. Bref, même chaud, Hugo réussit à parler business et confirmer des trucs assez hot pour le Pouzza 2013. J’en dis pas plus… suspense.

JOUR 3 :
Hugo se réveille en pleine forme, sérieux je catche pas son métabolisme. Il dit que c’est parce qu’il est gros (?!?). Petite baignade avec les crocs et on retourne au Fest tenter de survivre à cette 3e journée qui s’annonce très difficile… Hugo se tâte le bras, certain qu’il fait une crise cardiaque pour réaliser que finalement, la douleur vient d’avoir transporté une caisse de vinyles pendant 2 heures. Watch out le mâle alpha… Après avoir erré en se cherchant un coin pour relaxer, on fini par s’installer dans un parc devant la salle où Miracles va jouer dans Miraclesune genre de librairie anarchiste.

Danahé et Doum nous rejoignent avec la bonne humeur qui caractérise les gars de 22 ans qui n’ont pas besoin de leur 8h de sommeil pour continuer le party. Miracles se font un petit jam de parc sous palmiers au plaisir des passants et de moi-même. Un de mes moments préférés du Fest : PBR, soleil, musique, amis et : SANDY. Tabarna…

Après le set de Miracles où Hugo a fait du stand up comic (une 3e carrière devant lui, ou 4e ? enfin je sais pu) on nous annonce que tous les vols sont annulés et que l’ouragan est tellement big qu’on le surnomme : FRANKENSTORM. Rassurant. On retourne à l’hôtel se faire traumatiser par les images de CNN et FOX et on décide de se louer des chars dès le lendemain pour revenir à maison. Deux objectifs : être à Montréal pour l’Halloween et pour la fête à Cléo.
On écoute ceci pour se relaxer avant le dodo :

JOUR 4
Le trip FEST est décidément loin derrière nous quand on se lève pour aller louer de beaux SUV pour affronter SANDY. Premier arrêt : WAL-MART (en fait un « super » Wal-Mart comme nous précise le monsieur de chez Hertz avec fierté dans le ton…) Très belle image celle des punks en SUV au Wal-Mart héhé. La team Pouzza/Miracles se procure de l’eau, de la bouffe consistante, des cartes routières, tandis que la team Hunters… des bonbons, du pepsi et du beef jerk. Le concept de survie n’est pas encore clair pour nos chasseurs. On prend la route pendant plus de 8h, tout va bien jusqu’à ce qu’il se mette à neiger dans les montagnes de la Virginie. La chienne nous pogne un peu et on décide de prendre la première sortie qui nous mène dans la « ville » de FANCY GAP. Oh boy, un vrai bled perdue. 260 habitants selon Wiki. Deux choix d’hôtels s’offrent à nous, Doum veut évidemment aller au motel à 30$ qui ressemble à celui dans Psycho. « Heille on n’ira pas se faire tuer dans un motel pour 30$, on va aux Days Inn. » le mâle alpha a parlé. HugoFancy Gap, à ne pas mettre sur votre liste de ville à visiter

JOUR 5
On reprend la route sous une température de -10 environs. Le paysage est recouvert de neige. Je rappelle, nous sommes en Virginie fin octobre. Hugo s’achète des gants de camouflage et une tuque d’un team de baseball de Virginie appelé « Birds » selon le gars du dép. The Birds? Nenon juste Birds. Après vérification sur les internets l’équipe s’appelle les Hokies de Virgnia Tech. Pfff, il connaît même pas sa propre équipe de base, un bled je vous dis.

On roule plusieurs heures, en tentant de s’occuper du mieux qu’on peut. Cléo reçoit un message texte de son beau-père l’avertissant que SANDY revient sur ses pas drette sur nous autres. On commence à se décourager mais nous sommes sûrs d’une chose : à soir, on dort à Montréal. En plus mon-chum-Pat nous attend à Plattsburgh. On décide de se rapprocher de la côte au péril de nos vies, hum hum. 6 heures, 10 chevreuils morts et du brouillard épais plus tard, on arrive à Plattsburgh. ALLELUIA. Je saute quasiment dans les bras à Chum Pat et son nouveau coat jeans. Aux douanes, on se faitSachaévidemment demander d’avancer dans le parking. Hugo explique notre situation aux douaniers enfreignant ainsi une des règles de son band qui est de toujours faire assoir Hugo dans le fond du truck aux douanes. Les 2 douanières dont une assez chicks selon Hugo, partent avec nos passeports et on les voit regarder nos photos bin crampées… Bon ou mauvais signe? Elles reviennent et nous redonnent nos passeports en riant bin raide de la photo de Sacha le documentariste des Hunters. Je comprends, jugez par vous-mêmes.

5H00 du matin enfin chez moi, je me couche en me disant : crisse que ça aurait pu être pire et crisse que le Pouzza 2013 va être écœurant.

Texte par Hélène McKoy de l’Écurie.