[CRITIQUES] Neon Piss – Homonyme – Deranged Records (2012)

Neon Piss - Homonyme - Deranged Records (2012)

Ce n’est pas un secret qu’on aime quand notre punk mélodique est sincère, cru et mal léché. C’est donc pourquoi on s’est entiché de la formation californienne Neon Piss, qui nous livre de par son album éponyme sa première parution officielle via Deranged Records, petite étiquette canadienne qui ne cesse de nous en mettre plein la gueule avec une sélection de bands tous plus excellents les uns que les autres (on pense à Career Suicide, Pregnancy Scares, Hoax, etc). Qu’est-ce que c’est? C’est 8 titres de post-punk / dark punk accrocheurs et dégoulinants de mélodies à saveur mélancolique qui, on l’admet, nous laissent pantois. Ça nous fait penser aux Wipers ou encore aux Red Dons, mais plus récemment à Arctic Flowers (sans le chant féminin). C’est comme un petit vent de fraîcheur venu s’installer sur nos tables tournantes et on ne s’en plaint vraiment pas !

En à peine 22 minutes étalées sur 8 pistes, Neon Piss accomplissent en ce court laps de temps ce que bien des groupes peineront durant toute une carrière à accomplir. Aucun mauvais titre sur cette galette et chaque pièces regorgent de moments forts qui vous encourageront à rejouer l’album encore et encore.

Après avoir passé des années à rouler leur bosse dans divers groupes au sein des sous-sols humides et des espaces DIY, il n’est pas étonnant de voir le groupe s’exécuter avec autant de précision et d’assurance sur leur premier album. Chaque instrument est joué avec une justesse impressionnante. Niveau rythmique, que ce soit la batterie qui vous donne autant le goût de danser que de lever le poing dans les airs ou la basse bien présente qui vient enrichir le paysage musical de mélodies supplémentaires tout en maintenant le pouls de la musique, ce sont les guitares qui viennent voler la vedette. Tantôt volatiles, tantôt fragiles, tantôt mélancoliques, mais toujours enflammées, le département s’exerce avec goût et dextérité et c’est ce qui vient contribuer à graver les pièces dans notre mémoire et nous gratifier d’une satisfaction immédiate à la première écoute de l’album.

Le vocal plutôt singulier vient conférer le reste du charme au son du groupe et sceller nos impressions sous le socle de l’entichement le plus total. Un des meilleurs albums de ‘pop’ punk qui saura même satisfaire les vieux punks écœurés de se faire servir les mêmes restants réchauffés de rip-off de Hot Water Music et Cie.

Vous pourrez voir le groupe s’exécuter à la Death Church dimanche le 11 novembre 2012 en compagnie de Dark Circles et Asco pour la modique somme de 5$. Ne manquez pas ça!