[CRITIQUES] Gypsy – Giant’s Despair – Six Feet Under Records (2012)

Ou comment trouver une suite à Dear You (1995)

Gypsy - Giant's Despair - Six Feet Under Records (2012)

Un de mes album préféré de tous les temps. Un album qui défini, en quelque sorte, ta vie pendant des années. Un album que tu ressors après des mois et tu te demandes bien ce que tu as fait pendant tout ce temps à ne pas l’écouter en boucle. Évidemment on parle ici de la fin de carrière de Jawbreaker.

Et puis s’en suivi le break-up, les histoires de chicanes pis les autres projets, dont certains gros joueurs que vous connaissez sans doute déjà (sinon ben informez-vous!). C’est dommage puisque, malgré le manque de succès à l’époque, l’histoire du major à 1 million et toute la marde entourant l’album, on aurait été bien curieux de voir où la nouvelle voix de Blake aurait bien pu mener le groupe. Tout ce petit blabla que tout le monde connaît pour m’amener à vous présenter la suite de notre tant chérie album.

Il s’agit de Giant’s Despair, et c’est une belle suite à s’ouvrir les veines servi sur un plateau emo / grunge avec un cocktail 90’s alternatif sur les bords. Le tout réalisé en… 2012. Oui, on le sait, se donner une touche des pionniers du punk-rock emo, soit à travers les guitares distorted, un son mid-tempo ou bien à travers les paroles, c’est du gros remâché, refait, et finalement c’est rarement aussi bien fait. C’est là que Gypsy entre dans le rang en nous offrant un moment de pur nostalgie dans une enveloppe pratiquement irréprochable.

C’est riche, bien construit, fidèle et foutument accrocheur. Le même sentiment de fin de soirée que tu peux avoir en écoutant Accident Prone un peu paqueté. C’est tellement flagrant, mais si bien assumé. Si vous n’avez pas encore percé votre curiosité et n’êtes pas déjà allé faire votre propre point de vu, laissez votre mâchoire tomber en commençant par I Know Who You Are :

On vous laisse vous en remettre un peu en vous présentant l’histoire du groupe. Il s’agit de leur premier LP, après avoir sorti un 7 pouces en 2009 (qui sonnait très différent), il eut une très longue attente avant d’avoir droit à ce petit bijoux paru plus tôt cette année. La formation contient des membres des groupes de Cold World, Mother of Mercy et Stick Together, le cover a été réalisé par nul autre que Jacob Bannon (Converge) et l’album a été enregistré par Will Yip (Blacklisted, Mother of Mercy, War Hungry) pour un résultat sans faute. Maudite belle brochette de tough guys qui trippent emo ça.

Ne cherchez pas plus d’informations, il n’y en a pas. Le groupe n’a aucune visibilité sur internet autre que sur le label ainsi que quelques blogs (ou vous pourrez peut-être trouver l’album…). Ils ont fait la première partie du show de lancement du (très bon) dernier Title Fight le 19 octobre dernier en Pennsylvanie, et on est bien déçu qu’ils n’aient pas suivi pour le reste de la tournée. En attendant, gavez-vous sans limite de ce ripoff servi avec brio.

Meilleure track: All Along
Moins bonne: Stuck

PM