[CRITIQUES] Bummer – Kids On The Run – Housebreaker Records (2012)

Bummer - Kids On The Run - Housebreaker Records (2012)

Bien de chez nous

Une des belles surprises de l’année dernière dans la scène musicale underground de Montréal est sans aucun doute le groupe Bummer. Il y a quelques mois, on est allés voir le show d’Algernon Cadwallader (RIP) et de Joyce Manor qui étaient de passage à Montréal. Bummer était le groupe qui ouvrait le show. Sans avoir vraiment d’attentes, on est pas mal tous tombés sous le charme. Pourquoi? Parce que les gars de Bummer nous apportaient un son riche et distingué qu’on n’avait pas l’habitude d’entendre chez un groupe montréalais.

Le groupe a dernièrement sorti, sur leur bandcamp, un EP de quatre chansons intitulé Kids On The Run. Les chansons sont catchy, mais sans abus, entraînantes et sincères.

Les gars de Bummer ont rapidement trouvé un son qui leur colle parfaitement à la peau. Il est par contre un peu dur de vraiment mettre le doigt sur le style musical de Bummer. Certains diront que c’est du indie rock à la Japandroids, d’autres diront que c’est davantage du emo punk à la midwest-revival. Sans vouloir faire nos vendeurs, le meilleur moyen pour vous de juger serait vraiment d’accorder une dizaine de minutes de votre temps au groupe.

Pour un premier EP, Bummer n’aurait pas pu vraiment faire mieux. Les deux premières chansons sont sans doute celles qui restent le plus dans la tête après une simple écoute. C’est peut-être parce que ces deux chansons étaient déjà en écoute pre-prod sur leur bandcamp avant, mais ça, on ne le saura vraiment jamais.

Le morceau du même nom que le EP, Kids On the Run, est en quelque sorte un hymne à la jeunesse, un morceau très nostalgique. En effet, en écoutant les paroles, ont peut vraiment ressentir le feeling d’une gang de gars dans la mi-vingtaine qui ne veulent pas vieillir et qui veulent rester l’enfant qu’ils étaient auparavant, en n’ayant rien à penser. Ce fut sans doute un choix assez évident pour les gars du groupe que de choisir cette chanson pour représenter le EP.

 » I don’t wanna grow up, I don’t wanna change, I don’t wanna forget how we used to be. I don’t wanna grow up, I don’t wanna change, just like these kids on the run we were back then. « 

Malgré tout, il est important de noter qu’aucune des quatre pièces n’est à ignorer. En plus de créer un tout intéressant, chaque chanson apporte un élément bien ressenti qui permet de voir en Bummer un groupe qui se différencie du lot et qui saura, espérons le, garder la flamme et nous faire ressentir sa passion.

Voici ce qui est vraiment important de se rappeler en bout de ligne: Bummer c’est des refrains accrocheurs, de la passion et des anciens hardcore kids qui trippent sur Sherbrooke. Le EP est disponible en format cassette, gracieuseté du jeune label Housebreaker Records.

Karl