[CRITIQUES] Torche – Harmonslaught – Amnesian Records (2013)

Torche - Harmonslaught - Amnesian Records (2013)

Torche s’est toujours situé dans une catégorie un peu nébuleuse. Trop multicolore pour les amants de saleté, un peu trop technique pour les amoureux de vitesse. Avec Harmonicraft, les gars se sont taillé une place méritée dans la communauté. Non seulement en participant à plusieurs tournées ‘’imposantes’’, mais aussi en s’incrustant dans le top de plusieurs chroniqueurs de 2012. Faut dire que c’était un sacré album. Mais en voyant la pochette de Harmonslaught, on sent que ça pourrait être plus lourd que prévu. Ça se confirme assez vite.

Le 45 tours comprend d’abord la nouvelle chanson Harmonslaught. En 2 secondes, la réaction de n’importe quel adhérant de Torche est assurée. Un gros whaaaat s’impose. Le mix entre le son alourdi et les rythmes ralentis nous donne un mur auditif bien sludgy. La voix est plus lointaine, ça accentue la massivité du titre. Les guitares sont vraiment puissantes, tout en gardant le petit cachet coquin que Torche s’est toujours réservé. On dirait que l’influence des groupes méchants avec qui ils ont collaborés sur la route se fait un peu sentir (Converge, Corrosion Of Conformity, Black Cobra).

De l’autre côté du single on retrouve le B-side Rock N Roll Mantasy, qui poursuit la lancée de Torche dans une voie moins colorée qu’à l’habitude. C’est un peu plus happy et catchy que Harmonslaught, mais tout autant efficace. On sent vraiment l’intention d’offrir quelque chose de plus loud et dévastateur. Le chant plus spatial de Steve Brooks et l’instrumental bien pesant nous démontrent que Torche s’enligne dans une autre voie. Une espèce de version 2.0 des débuts de Torche, version plus complète. Comme si le groupe passait d’un costard pastel à des jeans troués et des Converses sales.

Gardez l’œil ouvert, puisqu’on me souffle à l’oreille que Torche devrait passer à Montréal dans un avenir relativement rapproché.

Lamb