[DÉCOUVERTES] Édition du 1er Mars 2013 – Agendas et la violence du pouvoir

Les Vendredis Découvertes

Sans artifice, Karl vous propose cette semaine ce qui semble être un duo crust punk, tout droit sorti de Stavanger en Norvège. Le groupe Agenda nous offre depuis un peu plus d’une semaine, un EP de 4 titres via bandcamp qui est assez legit et qui arrache tout sur son passage. De plus, pour un groupe qui semble tout frais sorti du four, on ne pourrait demander mieux. Par contre, faites attention parce qu’un mélange de musique politique et engagé, saupoudré de power violence, ça pourrait vous donner envie d’aller briser des vitrines !

Lambert continue sur sa lancée de trouver des groupes aux noms douteux. Cette semaine, il nous présente Robocop, un groupe du Maine qui chevauche à la frontière du grindcore et d’un punk bien crusty. Ça nous donne le goût de passer un vendredi soir dans un squat en faisant plein de belles rencontres. Avec des paroles humoristiques qui se marrent de la scène actuelle et des titres comme Skramz, Robocop te mènera dans la bonne direction, fils. Ça rappelle aussi par moment (et seulement par moment) les riffs de Left For Dead. Il a choisit l’album II parue en 2011 pour sa crustitude, mais le nouveau matériel est tout autant efficace. Vous allez surement avoir besoin de cette dose de power violence avec le printemps qui arrive à grands pas… Tsé, histoire de se motiver un peu…

PS : Ceci n’est PAS une menace.

Comme Oli baigne intensément dans des musiques complexes et exigeantes ces temps-ci, il doit s’arrêter un moment pour prendre une bouffée de Satanic Threat. Lorsque certains disciples des bestiaux Nunslaughter ne s’adonnent pas à la profanation de l’esprit flétri de leurs ennemis chrétiens, ils incantent le hardcore old school. Rien de mieux que de voir passer les maîtres du côté obscure en guise d’hommage infernal. En fait, In To Hell se voit ici réédité par les enflammés Hell’s Headbangers suite à une parution kvlt en 2008. La pastiche de la pochette de Out Of Step est tout simplement irrésistible. Plaisirs instantanés garantis.

PM ne savait pas lequel de ses deux découvertes préférés il vous présenterait, alors il a décidé de vous servir un doublé où chacun peut trouver son compte. Pour commencer, on a un espèce de très beau groupe all-star tout fraîchement fondé par des membres de Ape Up!, Algernon Cadwallader et Man Without Plan. Wow! Difficile de ne pas miser juste avec un si bon line-up. Deux premières chansons sont disponibles sur leur bandcamp, et avec la promesse que d’autres sont déjà en période de mixing. Le tout a été fait au Headroom à Philadelphie, même endroit qui a accueillit Restorations, Snowing. Algernon, Hop Along, 1994!, My Heart to Joy, etc. Normal, c’est Joe Reinhart (qui était aussi dans les défunts Algernon). Bref, écoutez, c’est comme un must.

Son deuxième choix s’adresse aux amateurs de musique ambiante et aux chants complètement hypnotisants. Effectivement, Julia Brown a tout ce qui faut pour régler votre insomnie. Ce qui est bien, c’est que ce n’est pas tout bêtement planant, la musique est très très audacieuse, avec une panoplie d’instruments et des compositions tout à fait hors du commun. Il se passe quelque chose dans cet album qui nous choque et qui nous envoûte en même temps. Au final, c’est très positif et ça nous laisse sur une impression qu’il s’agit déjà d’un classique. En plus de cet excellent LP tout fraîchement sortie, le groupe participe à un split bénéfice avec The Hundred Acre Woods, Modern Baseball et les excellents Old Gray où les profits vont directement pour le V-Day, un mouvement contre la violence faite aux femmes. Pour écouter et encourager, c’est par ici.

Première de 3 découvertes cette semaine, donc pas la moindre (mais là, vraiment pas!), JF vous propose en premier lieu de découvrir l’incroyable groupe montréalais Heartsover! Il s’agit d’un coup de foudre des plus instantané. Le groupe donne dans un punk mélodique très old school, mais aussi très actuel, qui possède plusieurs similarités avec des groupes commes Signal Lost, White Lung et Arctic Flowers. On a donc droit à un chant féminin juste et poignant, une section rhythmique avec beaucoup de nerfs et des riffs de guitares enflammés qui viennent se juxtaposer à une bonne dose de pisse et de vinaigre juste comme on l’aime. Très peu d’informations sont disponible sur le groupe pour le moment, mais tout ce que vous avez besoin de savoir c’est que le groupe fera une apparition au Il Motore le 21 avril en compagnie de White Lung et Thee Nodes. Fou, fou, fou!

Comme 2ème choix, JF vous propose ensuite de faire un détour vers les terres fertiles du légendaire Bay Area pour se faire brasser la cage par Permanent Ruin. Le groupe consiste d’anciens membres de In Disgust et de la chanteuse de Condenada. Si cette dernière avait un chant plus posé dans Condenada, elle nous arrive ici avec des hurlement déchirés qui pourrait fort probablement être le vocal féminin le plus imposant depuis Avfart 33 ou Punch. Le tout se prête à merveille à ce hardcore hyper nerveux à tendances grind exécuté avec une intensité typiquement niponne. Que ce soit avec leur démo ou le plus récent EP, le groupe nous offre rarement (voir: jamais) l’occasion de reprendre notre souffle. Chaudement recommandé pour les maniaques de vitesse et de vitriol!

Pour finir son triplé de cette semaine d’une manière brutale mais peu orthodoxe, JF vous indique le chemin vers Scaphe, un groupe qui nous arrive de Minneapolis, Minnesotta. Le groupe semble envoyer un message clair: une guitare, y’a des petites cordes là-dessus… Pis les p’tite cordes, c’est pour les wuss! Scaphe propose donc une attaque démentielle à deux bass et un drum, en plus d’un vocal dévastateur. Tantôt sludgy, tantôt plus doom, tantôt powerviolence, mais toujours très noisy et violent, le groupe pourrait très bien se mériter une comparaison a Man Is The Bastard. JF ajouterait que ca lui fait penser à une version moins prog et plus garrochée (mais surtout sans guitare) de Dysrhythmia. Au dernière nouvelles, le groupe est présentement en train d’enregistrer un nouvel album. On dit un gros merci au prince frisé de Powercup pour le heads-up!