[DÉCOUVERTES] Édition du 22 Mars 2013 – La rédemption de l’agneau.

Les Vendredis Découvertes

Lamb revient en force après avoir offert la découverte la plus mauvaise de l’histoire de Vakarme, la semaine dernière. N’essayez pas de la retrouver, ce serait une grave perte de temps. Donc, pour rebâtir votre confiance, il a dégoté le groupe danois Hand Of Dust. Il s’agit d’un groupe qui offre un excellent mélange entre les racines crasseuses de Thurston Moore, de Sonic Youth, et d’un son plus actuel, qui n’est pas sans rappeler Iceage. Audacieux, arrogant et surtout très inspiré, Lamb commence à avoir le goût de traverser de l’autre côté de l’Atlantique pour voir évoluer tout ces micro-groupes live dans des sous-sols, entouré de 8 personnes. On pourrait nommer 1000 influences, mais l’amalgame musical que propose Hand Of Dust impressionne définitivement et ne laissera personne, qui aime savourer un bon vieux son post-90, indifférent. En plus, les 6 chansons sont offertes en format K7, ce qui plait définitivement à notre agneau.

Portland, Oregon. The Wipers, Poison Idea, Dead Moon, Gus Van Sant, Elliott Smith, Mississippi records. Mecque plus ultra de la culture D.I.Y. Tragedy, From Ashes Rise, Feral Ward records. Berceau d’un renouveau punk rock en pleine ébullition, perpétuation d’un héritage underground inébranlable. The Estranged, Bellicose Minds, Adelitas, Raw Nerves, Arctic Flowers. Reprise du flambeau des mélodies opaques anglo-saxonnes sous l’emprise Thatcher épaulé par l’urgence chaotique états-unienne de l’ère Reagan. The Stops. Oli jubile presque autant que lorsqu’il a entendu Reveries pour la première fois.

Un peu en manque d’inspiration cette semaine, Karl a fouillé dans les nouveautés directement sur le site bandcamp, et est tombé sur un groupe punk hardcore hongrois. De la ville de Pécs, la formation CVLT Of Grace nous offre un son très noirci, qui rejoint vieilles et nouvelles sonorités. L’ensemble est bon et saura sans doute plaire à beaucoup de gens, que vous soyez amateurs de punk, de hardcore, etc.

La Suède n’est pas une terre avec des carences en matière de musique agressive. Au fil des années, les suédois ont su constamment se démarquer de leur pairs avec leurs standards élevés. C’est pourquoi JF vous propose cette semaine de jeter une oreille sur Totem Skin, formation qui regroupe des individus de Falun & Borlänge, ce qui fait changement de Stockholm, Gothenburg ou encore Malmö. Ce jeune groupe offre un mélange efficace entre le sludge bien gras et opressant, un hardcore à tendances d-beat rapide et pervasif, ainsi que la discordance émotionnelle d’un screamo bien sentit. Le chant, tantôt dans leur langue maternelle, tantôt en anglais, se mérite l’adjectif ‘démentiel’. Oscillant constamment entre des cris aigus, qui répondent à des grondements plus lugubres, les vocals sont tout à l’image de la musique du groupe: diynamique (HA!) et imprévisible.

Ne prenant pas le mandat de vous faire découvrir des bands à la légère, JF vous propose ensuite de faire un détour vers le sud du continent pour aller voir ce qui se trame de bon à Tijuana, au Mexique. Il se trouve qu’un nouveau groupe avec un membre de Bio Crisis (le bassiste, qui joue ici du drum) à émergé au sein de cette scène en plein bourgeonnement. Sur leur premier demo, Fractal donne dans un post-hardcore mélodique et bien élaboré qui, sans s’éloigner trop des conventions du genre, est vachement (vachement!) bien fait. Sections hurlées et agressives viennent donc se jumeler avec des sections langoureuses aux influences post-rock évidentes. On sent que le groupe a tout les morceaux à la bonne place, et, des démos d’une qualité aussi exceptionelle, on n’en trouve pas à tous les jours. Le chant, entièrement dans leur langue maternelle, est défintivement un atout pour le groupe, car il est porteur d’une charge émotive importante, mais possède en plus la politesse de laisser la musique parler pour elle-même lors des moments plus aérés. La dernière pièce, Julia, est, du haut de ses 11 minutes, tout simplement magique. Bonne découverte!

Par amour des chats et par confiance aveugle en Mike Park d’Asian Man Records, PM se devait de se claquer l’écoute de The Exquisites. Anciennement connu sous le nom de Jason Clackley, ou Jason Clackley and the Exquisites, ce self-titled est le premier LP sorti sous cette nouvelle formule plutôt charmante. Si vous aimez cet extrait, gâtez-vous donc avec l’écoute complète de l’album, par ici. Et si, comme nous, vous avez un petit penchant pour l’enregistrement, dites-vous que c’est normal, puisqu’il s’agit d’une autre très bonne production signée Jack Shirley (Big Kids, Joyce Manor, Deafheaven, Comadre, Whirr, etc.)