[CHRONIQUES] Cinq albums que j’emmènerais dans ma tombe avec Alexandre Hébert

Cinq Albums Que J'Emmènerais Dans Ma Tombe

En faisant l’exercice de demander à plusieurs personnes de notre entourage de donner leur liste des cinq albums qu’ils emmèneraient dans leur tombe, on se rend compte que plusieurs d’entre eux (et c’est la même chose pour nous) s’accrochent à de vieux albums cultes, dont la plupart datent des années 90. En demandant à notre ami Bersh, guitariste de Nous Étions, on savait que sa liste aurait quelque chose de différent. En plus d’emmener une catégorie de groupe musical qui nous est chère chez Vakarme, on a droit à une liste très jeune et rafraichissante. Amateurs de violence musicale, attachez vos stretchs, voici une tombe qui n’est pas prête à se reposer…

The Secret - Luce

The Secret – Luce (2004)

Le voilà, l’album qui ma convaincu de passer du death/black metal au hardcore du jour au lendemain. Cet album là, quand il est sorti en 2004, a passé presque instantanément dans l’ombre, sans même voir le jour, pour plusieurs. Les ambiances créées sur cet album là, par les guitares et les vocals, sont hors du commun carrément.. rien à voir avec Disintoxication, Solve & Coagula ou encore Agnus Dei. Je fais probablement partie du minime pourcentage de gens qui préfèrent leur early era versus l’époque, depuis qu’ils ont signé avec Southern Lord.

Rinoa - An Age Among Them

Rinoa – An Age Among Them (2010)

T’as envie de littéralement te torturer l’esprit et te le remettre sur pied à la fois? Rinoa est un must dans ta collection alors. Quelque part entre le post-rock/post-metal, un album super solide du début à la fin, qui passe par toutes sortes de feels, et qui dure plus d’une heure! Ce qui me tue le plus de ce band là c’est probablement le fait qu’ils ont composé un seul LP (un EP et un split sont parus aussi avant) qui frôle la perfection, pour ensuite se séparer pas très longtemps après. Ce qui m’accroche le plus? Les vocals.. y’a pas à dire, c’est depress à souhait. Je doit avoir écouté cet album là 500 fois, si c’est pas plus.. ahh les bands des UK!

Snöras - Heart of Weakness

Snöras – Heart of Weakness (2006)

Snöras c’est.. surtout norvégien, assez funky et ben ben original. C’est dans les premiers band de screamo que j’ai découverts, et ça reste encore tout autant un de mes classiques préférés. Quand tu lis par la suite que Yngve Holme a composé tous les instruments sur l’album, le respect pour cet artiste ne fait qu’augmenter. J’ai pas encore trouvé un autre album avec un tone de guitare qui se rapproche de celui là. Ni d’ailleurs des riffs ou des techniques similaires. On a ici la maîtrise d’un art irréprochable et unique. Snöras veut dire avalanche en français, et ça représente assez bien la claque que tu risques de te prendre avec ta première écoute. J’attends encore le troisième opus..

Sed Non Satiata / Daïtro Split LP

Sed Non Satiata / Daïtro Split LP (2009)

Bon, pas besoin d’introduction pour ces 2 bands là, on s’entend que tout le monde ou presque a déja entendu ces français là. Bien que les deux bands me virent les globes oculaires à l’envers, je dois quand même admettre que Sed Non Satiata a écrit les 4 plus belles chansons de screamo que j’ai entendues jusqu’à présent. J’ai eu la chance d’aller les voir à Philly/New York 2 jours en ligne à l’été 2012, et c’est définitivement les meilleurs shows que j’ai vus. Le niveau de musicianship sur cet album la est top notch. Mention spéciale au drummer. J’affectionne aussi particulièrement BEAUCOUP les vocals et leurs sonorités. Pour moi, français et screamo sont souvent signes de mélange 100 % homogène. Je m’étais juré de mettre mes 5 albums dans aucun ordre particulier, mais celui là est définitivement #1.

Buried Inside - Chronoclast

Buried Inside – Chronoclast

Pas très longtemps après avoir découvert The Secret, on m’a introduit à Buried Inside. Classique instantané, je me souviens encore la première fois que j’ai écouté ce disque.. le drumming, wow ! Je pourrais en parler longtemps de celui-là aussi, mais ce que je me souviens surtout, c’est qu’il a changé ma vision de jouer de la guitare, et c’est à partir de ce jour là que j’ai compris que « LESS IS MORE ». Des riffs d’octaves, en veux-tu ? C’est presque rien que ça du début à la fin, mais t’en redemande toujours plus, de la défonce à l’état pur.. Cet album là c’est pas une claque, c’est une série d’uppercuts que tu te manges plein la gueule pendant 40 minutes. Ah et j’oubliais presque, les lyrics et le thème de l’album.. 11/10