[DÉCOUVERTES] Édition du 26 Avril 2013 – J’ai mangé tous mes légumes

Les Vendredis Découvertes

Même si certains rédacteurs du site connaissaient déjà ce groupe, Karl en a fait la découverte cette semaine, avec l’aide du groupe Old Flings, qui a posté un lien vers le nouvel album de Autarch. Provenant d’Asheville, aux États-Unis, l’ensemble fait dans le crust-punk et c’est très bien fait. Cinq pistes assez costaudes viennent remplir leur tout nouvel album intitulé The Death Of Actiacus. On a très hâte de voir sortir ça en vinyle !

Poursuivant sur sa lancée de musique lente et lugubre (faut croire que son nouveau statut de personne sans domicile fixe lui va à ravir), JF vous propose de faire un petit tour dans les contrées maléfiques du doom et du black métal atmosphérique avec le groupe américain Leucosis, qui nous arrive tout droit de Santa Cruz en Californie. Si Leucosis parvient à conjurer des images de palmiers et d’urbanisme, ce sont bien des palmiers calcinés et de l’urbanisme dystopique dont il s’agit. Le dernier album éponyme du groupe, paru en cassette et déja épuisé, fera sans aucun doute beaucoup jaser cette année. Pour les fans de Ash Borer, Vestiges & Panopticon.

Disgrazia signifie « malheur, malchance » en italien. C’est également un sommet des Alpes situé dans la chaîne de la Bernina en Lombardie. Disons qu’Oli se décide tout bonnement à vouloir escalader le dit mont. L’ascension débute sans faille, mais plus il avance, plus la peur s’empare de lui. Des voix étranges commencent alors à surgir dans sa tête, la paranoïa s’installe. Arrivé au sommet, il se retourne pour constater son exploit. Et vlan! Il est violemment projeté vers l’avant. C’est à ce moment précis que Redundance se fait entendre.

Suite à sa rocambolesque dégringolade (et dans la poursuite d’une thématique montagnarde!), Oli est plutôt mal en point. Rien de mieux alors pour se remettre sur pied que Cold Blue Mountain. Lorsqu’un groupe compte dans ses rangs des membres de The Makai, Amarok et Teeph, on sait formellement qu’il ne s’agit pas de musique de chambre. À moins que ce ne soit une panic room sans accès extérieur et dépourvue d’éclairage. Seulement cet album qui déroule en boucle. Enfermé, tu hoches d’abord la tête doucement en faisant du air guitar. Puis, tu perds la notion du temps sans ressentir le besoin absolu de sortir. Tu commences à te frapper brutalement le crâne sur les murs, tu pleures ta vie jusqu’à ce qu’un rire démentiel vienne soudainement te posséder. La folie l’emporte toujours.

Entre deux coupes de vino cheap dans Hochelaga bien accompagné, votre agneau vous présente un groupe qui représente parfaitement l’ambiance dans laquelle il se trouve. Lamb vous propose Gleemer, un jeune poulain dans la début vingtaine provenant de New-York, qui joue un shoegaze à la MBV, sans toutefois tomber dans la caricature abusive. Une musique qui cadre bien lorsqu’on commence à sentir l’ivresse du raisin fermenté n0us envahir. Fermes les yeux, pis laisses les sons de Honeybear  te guider dans le droit chemin, mon frère (ma soeur), yo.

PM a ré-écouté ben du Spraynard cette semaine pendant ses heures de travail à finir le zine et, suite à son obsession, ça a adonné qu’il est tombé sur le tout nouveau groupe de Pat Graham. Une vibe moins adolescente vient marquer l’identité de ce nouveau groupe, Martin, qui a tantôt des airs d’un Tiltwheel, parfois plutôt un son tel que The Copyrights, et toujours un peu de The Dopamines. Probablement l’influence d’un des membres des Headies, mais il y a également quelque chose de très Ramones-esque là-dedans! La cassette est disponible dès maintenant sur Start Something NJ. PS: On vous met au défi d’écouter le EP trois fois et de ne pas avoir pris dans la tête: TV says that we’re all gonna die!! en boucleEn tout cas, bonne chance, parce que nous c’est tout ce qu’on se rappelle.