[DÉCOUVERTES] Édition du 3 Mai 2013 – Summertime vs. Punk Routine

Les Vendredis Découvertes

PM est brulé ben raide. Faire 200 copies du zine à la main, c’est une maudite job. On remercie d’ailleurs beaucoup nos amies Audrey, Jess et Christine pour leur aide, ce fût plus qu’apprécié! Maintenant que c’est fait, tout est prêt pour le lancement de demain, le grand emo s’en va oublier à Gatineau en compagnie de ses copains de No Bones et d’Harriers pour le Heart Fest. Bien qu’il ne puisse pas assister à tout le week-end, il profite que sa journée préférée du festival soit celle d’aujourd’hui pour s’y rendre. Le groupe qui le motive le plus à faire le voyage aller-retour est sans contredit Adventures, qu’il a connu en fin d’année 2012 grâce à Charles de Bummer. Il s’agit du side project très peu viril de la troupe de Code Orange Kids, qui seront également présents samedi pour l’occasion. La douce voix de Reba (haha…) s’allie à merveille avec ce emo punk, servi avec clavier, un peu à la Tigers Jaw. Définitivement plus raw, le groupe nous offre une musique 100% downer et pleine de hargne au niveau des paroles, ce qui a tout pour venir nous chercher tout droit au coeur!

On est officiellement entrés dans une nouvelle ère. Soit celle où la plupart d’entre nous vont perdre leur air bête l’instant de quelques semaines, histoire de profiter des terrasses, des shorts ainsi que tous les petits plaisirs de la vie qui viennent avec. Pour profiter de l’occasion, tout en renouant avec son habitude de trouver des nom de bands un peu étrange, notre agneau nous a dégoté Christopher Walking. Un groupe de punk-emo-wtv venant de Philadelphie, qui n’est pas sans rappeler Nai Harvest. Des guitares qui ressemblent à des riffs de banjo, une voix franche et des chansons qui s’écoutent bien sous ce soleil printanier, surtout Chris Finebeard. Plein de noms funky pour une musique ben funny.

JF ne s’en cachera pas: la seule chose qu’il hait plus boire qu’un Dr. Pepper, c’est du Moxie. Breuvage de marde! Faut dire qu’il est pas mal plus verre d’eau dans la vie, de toutes façons. Mais ça ne l’aura pas empêcher de tendre l’oreille vers Moxiebeat, un mystérieux groupe de hardcore à tendance noise qui nous arrive tout droit de Riverside en Californie. Composé d’anciens membres de Dogs of Ire, Rogue State et Restrained, le groupe livre un hardcore qui puise ses influences autant dans la fosse à sueur des 80’s que les livres de technique des 90’s. Deux basses, deux guitares, un drum, attaque vocale triple. Chaos adroit pour une nouvelle génération.

Dans un ordre d’idée plus smooth, JF vous propose également de découvrir The Darker Hues, un groupe post-punk à tendances garage vraiment surprenant qui vient de Boston. Pour citer son ami Jared, avec qui il partage les tâches de guitare dans Black Love (scoop: Jared a aussi fait des maudits beaux dessins dans le zine qu’on sort demain):  »Si Mission Of Burma et Rites Of Spring pouvaient se reproduire, ça donnerait The Darker Hues ». Bien dit, Jared. Black Love joue avec The Darker Hues aux States dans quelques jours. Convergence! Si vous êtes assez fins (pis si EUX le sont, non mais tsé!) et que vous aimez assez ça, on va peut-être les inviter à Montréal un jour. Peut-être. Mais écoutez ça pis redonnez-nous en des nouvelles, yo.

Pendant qu’Oli lutte contre une grippe qui semble vouloir élire domicile en permanence dans son organisme, l’underground musical se porte à ravir. Les pochettes signées Justin Bartlett sont reconnaissables entre mille. Pour un bref aperçu, il suffit de remplacer les deux protagonistes de Fear and Loathing in Las Vegas par Pushead et Nick Blinko et changer Vegas pour l’hôtel Overlook. Un Edvard Munch des temps moderne. Le contenu des albums qu’il représente constitue souvent l’anti-trame sonore d’une paisible journée à la plage. Trilobite n’y fait aucunement exception. Pelican sous l’emprise d’Aleister Crowley.