[DÉCOUVERTES] Édition du 14 Juin 2013 – La face cachée de Vakarme

Les Vendredis Découvertes

C’était il y a plusieurs semaines, une amie à PM était à Gatineau pour les soirées Trash Ta Vie au Petit Chicago, et elle lui écrivait à quel point le petit groupe qui y performait était venu la touché droit au coeur. De sa curiosité sans limite, il s’est donc empressé d’aller écouter. Ce fut une excellente découverte d’entendre Downside Kid, un groupe qui a vu le jour en 2009 avec quelques tounes écrites par Jérémi Pierre Caron. Quelques années plus tard, ils sont maintenant un full band, ont sorti une démo ainsi que The Concordia Sessions. Ça l’a pris un peu de temps puisqu’on s’est assuré d’avoir le matériel le plus à jour de leur prochain album à vous présenter. Voilà qui est fait, et c’est donc avec la douceur de My Fault que l’on vous invite à vous initier au indie folk de Downside Kid.

Découvrir un bon band lorsque celui-ci est déjà mort, c’est toujours un peu décevant. C’est ce qui est arrivé à Karl cette semaine avec le groupe Kasa. La formation anglaise nous offre un bel amalgame de sonoritées, passant du punk au hardcore, à des passes frôlant le screamo et parfois même à du noise, etc. C’est un groupe qui semble être sans grosse histoire, mais qui a su enregistrer une douzaine de chansons ayant chacune leur âme. Bref, Kasa est un groupe sans artifice, un cri du coeur.

Pour Oli, Crippled Minds, Sundered Wisdom représente l’aliénation due aux nombreuses heures à incarner l’esclave pour servir ce système capitaliste maudit. C’est le personnage d’Alex DeLarge de A Clockwork Orange auquel on projette Irréversible de Gaspar Noé à l’infini. C’est l’ignoble laideur dans toute sa splendeur. C’est l’action horrifiante de creuser sa propre tombe par un sulfureux après-midi de juillet. Si l’on connaissait à l’avance la date de notre mort, on pourrait célébrer candidement à chaque année aux rythmes de Ramlord.

Lamb aime l’Ontario. La musique qui en sort est particulièrement inspirante ces temps-ci. Après avoir manqué le show trash de l’année à Toronto avec les buddy de Bummer il y a quelques semaines, Lamb vous présente un des groupes qui a joué avec eux. The Dirty Nils, c’est un espèce de post-grunge avec des touches plus rock qui défonce. Les tounes sont bonnes, mais y parait que c’est live que ça se passe (je sais pas, j’étais pas là…). En plus, y’a un cover de David Bowie. Maudite coïncidence, j’ai écouté ça toute la semaine. Ben, en fait c’était le nouveau Queens Of The Stone Age, mais c’est pas mal la même affaire.

Mysterious Guy Hardcore. Faut croire que JF se sent mystérieux cette semaine car son choix de découverte s’arrête sur Acousma, un band de punk hardcore de Charlottetown qui aurait sans doute sa place dans les écuries de Youth Attack Records, Katorga Works ou encore Ebullition, aux cotés de Cult Ritual et autres terroristes de l’école du hardcore arrogant, angulaire et noisy. L’album a d’ailleurs été masterisé par Will Killingsworth (oui oui, le dude de Orchid), ce qui confère aux titres tout le lustre malsain dont ils ont besoin. Eh puis, c’est pas à tous les jours que vous allez voir passer une découverte qui vous arrive tout droit de l’Île du Prince Édouard!