[DÉCOUVERTES] Édition du 26 Juillet 2013 – Ruine ta vie

Les Vendredis Découvertes

Montréal regorge de groupes punks les plus intéressants les uns que les autres et ce, dans toutes les formes de punk existantes. Certain diront qu’il a manqué le bateau sur ce coup là, mais c’est sans gêne que Karl vous propose le groupe Silent Bones cette semaine. Du bon punk rapide, fronté par une chanteuse, une recette clairement gagnante pour les amateurs du genre. De plus, comme mentionné précédemment, ils sont bien de chez nous. C’est un peu moins chiant dans ce temps là pour les voir live que tous les autres groupes européens que nous vous balançons au visage.

Un désintérêt dans la voix, des paroles plaignardes, une basse très présente et des riffs emo. Cette combinaison qui avait fait tomber PM en amour avec le jeune groupe Halfling en début d’année vient de strike back comme on dit. C’est le trio de l’Ohio Downer, avec leur tout nouveau et premier long jeu The Worst Year of my Life, qui est le grand responsable de ce nouveau crush. Vous étiez happy? Ah, pardonnez-nous, on vient peut-être de downer votre mood. (Ok, elle était trop facile pour ne pas la faire).

Lamb est pris dans une spirale de groupe français. Après avoir été abasourdit par le nouveau Sed Non Satiata et avoir écouter en loop ses disques de Daïtro, il voulait trouver un groupe qui restait dans cette vibe. Il a donc déniché Cathedraal, un groupe de Paris qui semble influencé, mais avec un son plus expérimental et noir. Des éléments post-rock par moment, d’autres plus brutaux qui nous rappelle les excellents Celeste. Bref, un groupe qui utilise un amalgame des éléments de la scène française qu’on chéri chez Vakarme et les assemble de manière brillante. Si vous êtes fans de la musique qui se trame de l’autre côté de l’océan, donnez une chance à Cathedraal.

Comme la mélancolie se retrouve scotcher à l’ADN d’Oli depuis déjà fort longtemps, une partie de la musique qu’il privilégie se doit de venir nourrir se sentiment. À première vue, ce nom « whatfunlifewas », le titre des chansons et la pochette du EP crient à plein régime le métal obscure et morose. Lorsqu’on appuie sur play, c’est l’étonnement total. Le Sonic Youth du début des 90’s se métamorphose lentement en Bloody Valentine d’Isn’t Anything. Le tout enroulé dans une atmosphère de fin de soirée d’été perdu en pleine campagne. Décidément une agréable surprise.