[CHRONIQUES] Cinq groupes à voir au RRRÖÖÖAAARRR

RRRÖÖÖAAARRR

Le moment que l’on attendait tous avec impatience est désormais arrivé. La première édition du festival arborant le titre du magistral deuxième album des génies Voivod offre une représentation juste du portrait de l’underground hardcore/punk en 2013. Privilégiant une attitude D.I.Y conviviale mettant les artistes à l’avant plan, l’événement étalé sur trois jours nous épargne le jeux des aveuglantes commandites à outrance. Présenté dans les splendides Sala Rossa et Casa del Popolo, le RRRÖÖÖAAARRR dresse un véritable pont entre les générations pour une expérience unique. Aux inconditionnels vétérans The Mob, Negative Approach, Citizens Arrest et Left For Dead, viennent se greffer de petites bombes qui n’attendent que vous pour exploser. Voici donc cinq bands d’ici et d’ailleurs que l’on vous suggère fortement de ne pas manquer lors du week-end.

Dekoder – Le 2 août, Sala Rossa

Fier représentant d’une musique froide mais réconfortante, la formation montréalaise avait causée une véritable commotion l’an dernier avec leur Between The Waking And The Dying. Mené par la voix ensorcelante d’une certaine Megan, le groupe propulse des rythmes à la fois saccadés et lascifs. La preuve que l’influence des artisans anglais d’une autre époque est impérissable. Dekoder proposera un attendu deuxième album cet automne.

Lotus Fucker – Le 3 août, Casa del Popolo

La scène hardcore japonnaise des 80’s est reconnue internationnalement pour sa sauvagerie incendiaire. Depuis un certain temps, les Lip Cream, Gauze, Confuse et G.I.S.M se voient revivre sur la côte est états-uniennes grâce à de dynamiques nouveaux venus. En provenance de DC, Lotus Fucker contribue à rammener un élan de dangerosité à un mouvement devenu depuis trop longtemps prévisible. Gageons qu’après leur passage, le Mile-End sera asséché de ses hipsters!

Lost Tribe – Le 2 août, Casa del Popolo

Rien ne peut faire penser à l’écoute de Lost Tribe qu’ils sortent tout droit de Richmond, Virginie. Le son brute aux atmosphères glauques unique vient assurément contraster un héritage punk plus anthémique et rassembleur. Ces adeptes de la grisaille tirent profit du meilleur de Killing Joke et Sisters Of Mercy dans une célébration exhaustive de l’éternelle obscurité. Dépressif et énergique, une combinaison des plus fatale.

Noyade – Le 2 août, Sala Rossa

Décidément une bouffée d’air frais dans le paysage sonore local. Munis d’un premier démo étincellant, Noyade nous glace le sang dans les veines d’une traite. Rappelant l’innocence frêle de la nostalgie synth wave française, ces huit titres épousent également les premières aventures dépouillées de Robert Smith. La prose sombre récitée dans la langue de Molière revisite votre conte de fée préféré par le biais des Fleurs du Mal.

Abyss – Le 3 août, Sala Rossa

Attention! Abyss frappe fort, très fort. Pour faire mal. Inutile donc pour vous de résister, il faut vous rende sans broncher. Ces hystériques joyeux lurons de Toronto nous renvoient aux belles années des premiers balbutiements d’une musique extrême en plein développement. Le death métal suédois, l’incarnation du mal par Possessed ou encore Repulsion et sa première ébauche du grindcore ont tous leur place dans le coeur meurtri de ses ontariens.