[DÉCOUVERTES] Édition du 16 Août 2013 – En préparatif au show de ce soir

Les Vendredis Découvertes

Pris dans une tornade shoegaze depuis des semaines, Lamb est vraiment chaud à l’idée de pouvoir voir Whirr ce soir. C’est justement en feuilletant l’event Facebook du show qu’il est tombé sur Nothing. Un groupe sombre et mystérieux de la productive région de Philadelphie, qui vient tout juste de signer avec Relapse Records. Nothing vient d’ailleurs aussi de sortir le single Dig, le premier extrait de leur album Guilty Of Everyting, qui sortira en 2014. Lamb vous propose comme introduction le EP Downyard Years To Come, sorti en 2012. Venez donc faire un tour pour voir des groupes majestueux qui passent rarement dans le coin! Ce vendredi à la Casa Del Popolo pour 10$ !

Se rendre à Philadelphie pour découvrir un groupe de Vancouver, c’est ce qui est arrivé à Karl en fin de semaine passée. Le groupe canadien Weed nous offre un son très grungy avec des chansons très honnêtes. Avec le retour du grunge dans les dernières années, au même titre que celui du emo, c’est rafraichissant de voir que des groupes sont aptes à donner une touche actuelle à des genres musicaux qui étaient à leur apogée dans les années 90. La guitare de Weed est très noisy et la basse très funky, parfait pour se rouler un gros spliff de…. weed. Oh no, you didn’t.

Du Royaume-Uni, PM nous fait découvrir cette semaine un quatuor de la ville de Leeds, plus précisément du nom de Wallleater. C’est tout récent et il n’y a que très peu d’information au sujet du groupe, hormis deux très bonnes chansons de leur EP, A Masking Aura. Ce dernier est d’ailleurs disponible en téléchargement gratuit sur leur page bandcamp. C’est intéressant de voir qu’ils ont déjà joué sur une date avec Nai Harvest et You’ll Live le mois dernier, ce qui devait être un show bien sympathique! FFO: Pity Sex, Sonic Youth et Halfling.

Armé d’une feuille de route comprenant entre autres Ampere, Siamese Twins, Orchid et California X, Longings possède tout pour allumer des feux. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’effectivement, ces quatre titres ont chaudement enflammés Oli. Laissant partiellement derrière eux leur passé, le trio passe du côté obscur sans perdre de temps. Un son nerveux pourvu de mélodies rappelant certains contemporains en provenance de Portland, OR (eh oui, encore!). Cependant, c’est cette touche bien sale et agressive qui vient façonner le charme de la formation. De quoi se réveiller la nuit, filet de bave au coin de la bouche, pour en demander plus. C’est dispo en cassette, comme dans l’temps!

Comme Oli croule sous les découvertes (et qu’il a pris du retard), il ne peut omettre de partager son admiration pour No Sir. Ces californiens construisent depuis un schéma classique, sans pour autant dérailler vigoureusement quand bon leur semble. Ça va vite par ici, on sème le chaos par là, on plaide l’aliénation mentale à tout moment. Pendant qu’on y est, pourquoi pas faire revivre certains spectres de Seattle avec ça? Une manifestation troublante de la simplicité à laquelle s’ajoute un goût prononcé de l’aventure, sans jamais perdre complètement le contrôle. West Coast Represent.