[CRITIQUES] Wringer – Bullfighter (2013)

Wringer – Bullfighter (2013)

C’est avec un grand plaisir que j’ai dévoré à répétition les 20 minutes de nouvelle musique proposée par Wringer cette semaine, et en lisant la critique publiée par Karl sur le sujet aujourd’hui, ça m’a rappelé que la perception face à l’art est très personnelle et peut varier énormément selon le background d’un individu. Sans vouloir sembler redondant, je tenais à partager ma vision du sujet et les détails qui sont venus me chercher immédiatement à l’écoute de Bullfighter.

Le band, donc, est originaire de Bloomington, Indiana et partage son style et certains membres avec Who Needs You, un autre band qui m’a franchement étonné à la sortie de son premier EP il y a quelques semaines. La première fois que j’ai vu la mention du nom Wringer, c’était dans le cadre de leur split 7’’ avec Trapper Keeper que j’affectionne particulièrement. La deuxième était leur passage au dernier Pouzza Fest, et je regrette maintenant plus que jamais de les y avoir manqués! Toujours est-il que si les premières parutions de Wringer étaient déjà très efficaces, avec une production juste assez cheap rappelant Rivethead, ce premier long-jeu (20 minutes c’est beaucoup dans le monde du pop-punk) surpasse toute mes attentes envers ce groupe et bien d’autres! On y trouve une véritable maitrise des bases du pop-punk, jetées par Green Day et Screeching Weasel dans les légendaires années 90, mais puisque Karl l’a mentionné, je dois avouer qu’une petite touche de NOFX est décelable tout au long de l’album. Rien de grotesque, la référence est subtile et profitable! Les mélodies s’enchainent rapidement et les refrains sont brefs et efficaces. Les échanges de voix gardent une bonne variété et la simplicité du genre est souvent améliorée pour garder l’expérience rafraichissante.  Presque chaque chanson semble cibler une référence nouvelle : Encierro me rappelle vaguement Direct Hit, Hello Nurse, en plus d’avoir un titre tiré des Animaniacs, fait très Weasel, mais me rappelle aussi le groupe japonais Navel. Mammoth Cave part II pourrait facilement être un hit de Dear Landlord. Never, Again intègre à la blague l’intro de Time Bomb par Rancid, assez pour confondre l’auditeur comme Who Needs You l’ont fait avec Friendcore. 15 Minutes in Denton est très proche des fabuleux Raging Nathans, et le reste est, en gros, un superbe cocktail de D4, Pinhead Gunpowder et Snuff. C’est dynamique, sucré, et tout ce qu’il y a de plus réconfortant pour un vieux loser comme moi qui a basé la moitié de ses choix de vie sur Dookie.

Frank