[DÉCOUVERTES] Édition du 23 Août 2013 – Stéphanie Trudeau, prend exemple sur Justin Trudeau, fume un gros bat pis chill un peu.

Les Vendredis Découvertes

Ne vous laissez pas avoir par le nom de la découverte de JF de cette semaine. Shirokuma n’est pas un band Japonais mais bien un groupe Suédois en provenance de la petite ville de Söderhamn. Livrant un hardcore à tendances emo bien senties, suintant de mélodies par toutes les pores de son être et d’une adresse technique impressionante, on est immédiatement rappelés des meilleurs noms de la scandinavie dans le genre. On pense à du vieux Suis La Lune, Kaospilot ou encore à Snöras. L’angularité dissonante des guitares se marie à ravir avec des envolées plus posées et empreintes de sérénitude, mais la section rhythmique de justesse percutante propulse les 4 titres de ce EP à une vitesse effrénée. Si Shirokuma ne peut pas se targuer d’offrir un son franchement original (et rare sont ceux qui se permettent une telle prouesse de nos jours), l’exécution franche et la qualité des compositions auront de quoi ravir les amateurs du genre. Et pour le créneau dans lequel ces jeunes hommes s’exécutent, on ne peut pas vraiment en demander plus. Au final, on ne peut que se sentir laissés sur notre faim, car on en prendrait bien plus!

Une semaine difficile pour Karl côté découvertes, rien ne lui plaisait et tout semblait être un rip off d’un rip off d’un rip off. Il s’est donc arrêté sur un petit duo féminin folk de Toronto. Il était à la recherche d’information sur le stick and poke (oui… vraiment…) et est tombé sur le bandcamp d’un groupe qui se nomme Stick And Poke. Alors pourquoi ne pas y tendre l’oreille? Le duo est complètement naïf, il serait d’ailleurs surprenant que celui-ci ne révolutionne quoi que ce soit. Par contre, simplement pour la deuxième chanson intitulé Teeth On A String, il en vaut la peine. En fait, c’est surtout le refrain qui a fait sa marque. Un refrain tellement simple, tellement naïf, tellement beau, qu’une panoplie d’émotions ont surgies de nulle part lors de l’écoute. Peut-être que Karl est trop à fleur de peau ces temps-ci, qui sait?  Now I’m screaming bloody murder how did I get myself into this mess? I will rip my teeth out one by one and sew them onto my dress.

Entre l’écoute de la nouvelle toune d’Into It. Over It., le nouvel album de Moving Mountains, le This is Hardcore et les deux shows un peu décevants de Whirr (sans fille, c’pas pareil), PM a vu aller le side project de Brandon du groupe Nothing; Swan Dive. Il avait vu le nom sur un flyer de tournée avec More Than Life et Departures en Europe prévu pour cet automne, et c’est en jasant avec des amis de Brandon à Philly qu’il a découvert le duo punk garage grunge lo-fi. L’autre partie du duo est Joey de More Than Life et Dead Swans. C’est par contre assez évident que les chansons sont écrites et enregistrées par Brandon, et non le contraire.  En attendant le EP qui verra le jour d’ici quelques semaines, vous pouvez dévorer et remâcher sans cesse ces 2 minutes 45 secondes, comme si c’était votre dernier fix qu’il vous restait jusqu’à la fin du mois. DOPE! Pis si vous n’en avez pas eu assez, écoutez le premier extrait de leur prochain EP, Fly Toward The Sun, featuring Nick Bassett de Whirr (et anciennement Deafheaven).

Depuis deux semaines, Oli se laisse absorber par quatre hymnes d’une violence inouïe. Il faut admettre qu’avec un nom comme Svffer, on ne s’attend tout de même pas à un mixtape concocté par sa mère. À moins que celle-ci ne soit Kathy Bates dans Misery, donc folle à lier. En fait, ce saisissant 7" représente musicalement toute la souffrance véhiculée par les fameux coups de masse sur le pauvre Paul Sheldon. Et puis cette chanteuse. Qui ne voudrait pas se faire tendrement réveiller chaque matin par de somptueux cris stridents d’une rage sans équivoque? Ah! Oli et ses fantasmes disjonctés.

Difficile pour Lamb de trouver des découvertes intéressantes par le temps qui court. Comme à son habitude, il est toujours obsédé par l’idée de trouver un groupe post-rock qui va l’éblouir. Heureusement il est tombé sur Entropia, un groupe polonais qui chevauche entre le post-métal, le post-rock et le blackgaze. Comme si tu étais pris dans un tunnel sombre où tu n’est pas capable de trouver la sortie et que, tout d’un coup, une lumière fait son apparition et te guide vers le droit chemin. Malgré leur côté extrêmement dark, les éléments plus soft viennent donner tout le charme à Entropia. Certains vont dire que ça ressemble pas mal à du Deafheaven, mais les subtilités utilisées par le groupe les classent réellement à part.