[DÉCOUVERTES] Édition du 30 Août 2013 – Et le long week-end

Les Vendredis Découvertes

Être à la recherche d’une découverte dans un genre en particulier et finalement en trouver une qui est complètement différente de ce qu’on voulait, c’est ce qui est arrivé à Karl cette semaine. Il vous propose donc de mettre un peu de violence émotionnelle dans vos vies avec le groupe Shizune. Formation italienne qui semble exister depuis 2012 et qui offre un screamo qui peut, de temps à autre, nous rappeler du vieux Loma Prieta avec une touche un peu plus punk rapide. Les paroles des chansons sont assez simples et naïves, c’est sans doute du au fait qu’ils ne chantent pas dans leur langue mère, et c’est très bien ainsi. C’est malgré tout très bien fait et très poignant. Les amateurs du genre s’y plairont.

Deranged Records. Que dire de plus ? Difficile d’être déçu par n’importe quel band qui se ramasse sur ce label canadien. C’est donc par pur hasard, en feuilletant les récentes sorties, que je suis tombé sur Youth Avoiders, groupe de Paris. Comme la plupart des groupes de cette boîte, l’énergie est toujours prédominante. Youth Avoiders, c’est des chansons qui ne dépassent jamais les 2 minutes, un son très californien et quelque chose qui nous rappelle les bonnes vieilles années. C’est parfois catchy, mais dans le bon sens du terme. D’autres fois, on croirait entendre la guitare de White Lung. Mais, fini les comparaison, pis gâtes-toi !

C’est un sentiment d’amertume qui dicte la vie d’Oli depuis les derniers jours. L’impression d’arrière-goût d’une vieille O’keefe oubliée sur le bord d’une fenêtre de shed, n’ayant jamais collé ses semblables au froid. C’est qu’en fait, Hesitation Marks s’est présenté à lui en déception. Loin d’être complètement mauvais, la cuvée 2014 de NIN n’offre guère les surprises espérées (mise à part la bienvenue et très lumineuse Everything). C’est à se demander si c’était vraiment indispensable pour Trent Reznor de réactiver son monstre sacré après ses redoutables travaux de trames sonores, avec Atticus Ross. Car, l’univers dystopique unique matérialisé à travers une constante soif d’évolution s’est avéré fort thérapeutique pour Oli au cours des vingt dernières années. Fini l’imprévisibilité? Oh oui! C’est vrai. The New Flesh. Le quatuor d’Oakland livre ici le meilleur album punk ténébreux de l’année.

L’album de Prawn s’en vient, celui d’Appleseed Cast joue depuis des semaines dans les oreilles de PM et, entre tout ça, il y a des petites conquêtes comme White Lodge qui viennent se glisser entre deux vieilles relations amoureuses. C’est avec Prom King, le premier extrait de leur prochain EP brillamment intitulé How to Stay Jealous Forever, que l’on s’est introduits au duo dream pop de Boston. Des guitares ben gros influencées des Smiths, un vocal très plaignard et lointain ainsi que du bon vieux synthé’. Exactement sur ce que PM trippe le plus ces temps-ci, avec un assemblage très réussi de paroles relatant une personnalité torturée et anxieuse. C’est de toute beauté.