[CHRONIQUES] Retour sur le Pouzza Pelouzza 2013

Pouzza Pelouzza 2013Nous avons donc été invités, pour une deuxième année de suite, à faire la couverture médiatique du Pouzza Pelouzza qui se passait, à nouveau, dans la petite ville qu’est Lavaltrie, située sur la rive nord de Montréal. La journée s’annonçait grise et pluvieuse, mais Mère Nature en a heureusement décidé autrement. Ce fut une belle journée d’été, pas trop chaude, pas trop froide. Une température juste parfaite pour apprécier une journée de concerts extérieurs sur le bord de l’eau.

Je m’étais préparé à parler de la nouvelle formule du festival, qui était de faire maintenant place à deux scènes, mais je fus surpris de voir, à mon arrivée, qu’il n’y en avait finalement qu’une. J’ai entendu dire que le changement avait été fait à la dernière minute, en conséquence d’une météo qui s’annonçait hasardeuse. Présumons que ce fut un bon choix, parce que la journée semble s’être déroulée comme sur des roulettes.

Je dois avouer que notre escouade est arrivée un peu après le début des spectacles. Nous avons donc manqué les excellents La Querelle et nous en sommes désolés. Pour les avoir déjà vu live, je suis certain qu’ils vous ont livré une solide performance.

Pour le reste de l’article, je ne ferai pas un compte-rendu de chaque groupe. Je me limiterai aux groupes et performances qui ont été mes coups de cœur de la soirée.

Je suis donc arrivé pendant le groupe East End Radicals, une formation que je n’avais jamais vue en spectacle. Leur son me semblait avoir une petite touche festive à la Flogging Molly. Une excellente performance pour réchauffer la place et mettre du soleil dans cette journée d’été un peu grise. Ils ont terminé leur set avec un hymne à Montréal (tu sais, la chanson de l’Impact, là.). C’est pas un peu baveux de jouer ça dans une autre ville? Ah non, on n’était pas dans la ville de Québec. C’est all good alors. Insérez ici un petit rire coquin et un clin d’œil dirigé vers mes amis de la Capitale.

Food Trucks du Pouzza Pelouzza

La journée se déroulait bien. Mes comparses et moi nous sommes donc dirigés vers les fameux food trucks. Beaucoup plus de choix cette année! Et des choix végétariens en plus! Il y avait de la poutine, des frites, des mets asiatiques, de la crème glacée, des hot dogs, etc. Je me suis laissé tenter par un cornet de frites, le choix santé.

Mon attention s’est alors posée sur le groupe Inside Riot. Je connaissais le groupe de nom depuis assez longtemps, mais fus surpris par ce que j’ai entendu. Un bon punk rock travaillé découlait de leurs instruments. Je m’attendais clairement à autre chose, mais ce ne fut que positif. J’ai d’ailleurs entendu dire, entre les branches, que le groupe avait complètement changé leur son il y a peu de temps. Bon move les gars!

Juste après, ce fut l’arrivée de nos bons amis de Bummer. J’étais un peu inquiet, je dois l’avouer. J’ai l’habitude de les voir jouer dans des sous-sols ou sur de minuscules stages. Comment allaient-ils s’en sortir sur un gros stage? Eh bien, ce fut mission accomplie. Un bon set, mélangeant les classiques de leur premier EP ainsi que des chansons inédites, qui se retrouveront prochainement sur leur nouvelle sortie. Le groupe semblait en grande forme, une performance remarquée et énergique.

Bummer au Pouzza Pelouzza

Presque pas le temps d’aller me chercher une huitième tall boy de PBR que d’autres de mes amis ont sautés sur la scène. Les gars (et la fille) de Prevenge étaient en mission. Ils ont complètement foutu la zone, c’est d’ailleurs à ce moment que les gens ont commencé à se masser et à se pousser. Un set très sympathique, d’un groupe très sympathique qui ne se prend pas au sérieux, mais qui nous livre, chaque fois, une performance digne des grands groupes punk rock de ce monde.

Changement complet de genre sans crier gare. Dirt Cannon, un groupe qui fait plus dans le rock hardcore, venait s’emparer de l’ambiance qui s’installait peu à peu. Je dois avouer que le genre musical qu’ils font n’en n’est pas un auquel je suis habitué, mais je sais reconnaître leur talent. Je crois que les gens amateurs de ce style s’y plairont vraiment rapidement. C’est d’ailleurs ce que j’ai pu remarquer, parce que la foule a embarquée rapidement. Le show s’est bien déroulé, les cinq gars du groupe avaient de l’énergie à revendre. Christ que tu chantes bien, Dom. Sing me to sleep, please.

Je suis ensuite allé me vider les intestins. L’intoxication à la PBR commençait à se faire sentir, parce que j’ai instagrammé mes selles. Oui, j’ai perdu des followers, mais ce n’est pas vraiment grave parce que j’étais drôlement excité de revoir 4 The Bros, un groupe de covers de Lavaltrie. Les gens sont souvent mitigés face à la prestation d’un groupe qui ne fait uniquement que des titres d’autres groupes, mais, pour ma part, je trouve toujours ça très amusant. Par contre, le rendu doit être bon. Les gars du groupe sont bons, alors c’était parfait. Moins de succès que je connaissais cette année, mais j’ai pu chanter à quelques reprises. En espérant les revoir l’année prochaine!

4 The Bros au Pouzza Pelouzza

C’était l’heure d’aller souper, je me suis gâté avec une poutine aux champignons. Je ne mange jamais de poutine, je savais donc que le lendemain matin allait être pénible.

Après quelques bouchées de cette dite poutine, il était temps de foncer vers la scène pour voir les montréalais de Laureate. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, il faut savoir qu’ils font dans le punk très pop, j’étais donc très curieux de voir la réaction de la foule. Magie! Les gens ont semblé grandement apprécier. Il est important de noter que la quatuor de Laureate a offert une très bonne performance, remerciant la foule dans la langue de Molière à plusieurs reprises.

Le ciel commençait à s’assombrir, question de nous rappeler que l’été achève. Il était donc 19 heure et c’était maintenant place aux quatre têtes d’affiches principales. Pour ouvrir le bal, l’assemblée à chaudement accueillie les ontariens du groupe The Flatliners. L’ambiance était survoltée, la foule a vraiment apprécié. Il faut dire que le groupe est très populaire au Québec. Ils ont d’ailleurs joué deux nouvelles chansons de leur album qui sort très bientôt, soit le 17 septembre prochain. Gardez l’œil ouvert!

The Flatliners au Pouzza Pelouzza

Le moment que j’attendais le plus était finalement arrivé. Le groupe de ska qui m’a le plus marqué dans ma jeune jeunesse était de retour sur scène. Il s’agit de Rollerstarter. Et à en voir la réaction du public, je n’était pas le seul à avoir été influencé par le groupe. C’était un rassemblement de vieux punk mi et fin vingtaine, voire même début trentaine. Le temps passe vite et on s’en rend bien compte. Le groupe a enchaîné leurs succès back à back, la foule chantait en chœur, c’était complètement disjoncté. De l’or en barre. Les ballons de plages se faisaient aller, je crois que tout le monde aurait été d’accord pour que le groupe reste sur le stage quelques heures de plus, quitte à rejouer les mêmes chansons. C’est fou comme des paroles de chansons que tu n’as pas chanté depuis des années peuvent soudainement te revenir en tête tout d’un coup. La magie de la matière grise.

Un groupe culte montréalais n’attendant pas l’autre, c’était maintenant le tour des influents Grimskunk. Je ne sais pas si c’est l’effet de la PBR qui me jouait des tours, mais il me semble que leur son était parfait et sonnait exactement comme sur leurs albums. Ils ont joué leurs plus grands succès, tout ça mélangé à quelques titres plus récents. Pas besoin de vous dire qu’à ce moment là de la soirée, la foule était complètement folle. Une fois de plus, les paroles de leurs chansons me sont revenues comme par miracle. Nous sommes repartis en détestant encore plus le gouvernement conservateur qu’auparavant (c’est pas peu dire!).

Le dernier groupe de la soirée et non le moindre, Strung Out, est venu emballer les fans de punk rock des années 90. Jamais nous n’aurions imaginé voir le groupe jouer dans une petite ville comme Lavaltrie. C’était tout un moment. Je dois avouer que Strung Out n’est pas un groupe sur lequel j’ai accroché étant plus jeune, je présume que j’ai manqué quelque chose de bon à en voir la réaction des gens. J’ai donc prit l’initiative de prendre les avis des gens présents, question de pousser mon journalisme à un autre niveau (non…). De ce que j’ai pu comprendre, Strung Out ne peut décevoir et n’ont pas déçus leurs intemporels fans. Une solide performance d’un groupe qui prend de l’âge tel un bon vieux vin mis en cellier à température contrôlée. Une fin de festival à la hauteur des attentes de tous.

Pouzza Pelouzza

Je voudrais finalement féliciter tous les organisateurs et les bénévoles qui ont donné de leur temps pour faire en sorte que la deuxième édition du Pouzza Pelouzza soit un franc succès. Ce fut, comme l’année passée, une très belle journée où l’amusement et la bonne humeur étaient au rendez-vous. Nous sommes convaincus qu’il y aura une troisième édition et qu’elle sera aussi bonne, voire meilleure que les deux précédentes. Longue vie aux gens qui font en sorte que tout ça est possible.

Pour l’ensemble des photos, rendez-vous sur notre page Facebook.

Karl