[CRITIQUES] The BCASA – Fuck You Shredder – Stomp Records (2013)

The BCASA - Fuck You Shredder - Stomp Records (2013)

Je ne me souviens même plus de la première fois que j’ai vu The BCASA live. Il me semble les avoir vus à la première édition du Pouzza Fest, mais je suis peut-être dans l’erreur. Sinon, c’était possiblement à une des éditions du Fear And Loathing… mémoire, mémoire, où es-tu?

Bref, The Bill Cosby Anarchist Society of America, A.K.A. The BCASA, trio montréalais sous pression, nous est arrivé cette année avec un nouvel album intitulé Fuck You Shredder sous l’étiquette Stomp Records, de Montréal aussi, bien évidemment. Pour ceux qui connaissent déjà le groupe, ce titre complètement loufoque n’a rien de surprenant.

Le groupe semble prendre, à chaque nouvelle sortie, une thématique toujours plus farfelue que la précédente. Cette fois-ci, nous pourrions considérer cela comme un « album concept » sur la série des Tortues Ninjas. Après nous avoir défoncé les tympans avec des chansons à propos de Batman, Mortal Kombat et Street Fighter 2 Turbo (FOR SUPER NINTENDO!!), le groupe nous présente maintenant un opus entièrement dédié à nos héros d’enfance à carapaces.

Une quinzaine de titres se retrouvent sur Fuck You Shredder. Grands fans soyez rassurés, leur son est toujours aussi punk et aussi garage. Les gars n’en ont rien à cirer et ça parait, c’est d’ailleurs comme ça qu’on les aime. Ça fait tout leur charme.

Un son complètement sale avec des riffs les plus rock les uns que les autres, et un duo de chanteurs complètement survolté, rien de moins n’était attendu du mystérieux trio. Ils nous livrent la marchandise chanson après chanson, pas possible de s’ennuyer en écoutant cet album. Par contre, faut être fan de ce son ! Les pièces qui ressortent du lot, pour moi, sont sans doute : Fuck You Shredder : Tha Beginnin, Turtlez In Time et April O’Neil. Par contre, je dois avouer que leurs chansons sont moins catchy qu’auparavant, disons que faire du sing along à la première écoute est beaucoup plus difficile. C’est sans doute une bonne chose, au fond, qui démontre que la composition des différents titres est beaucoup plus complexe que sur les albums antécédents.

Les amateurs de hip hop pourront être aussi à moitié comblés car, en effet, quelques pistes comportent des feats avec des rappeurs. Je dois avouer que ce n’est pas trop ma tasse de thé, mais j’ouvre mon esprit et accepte le fait que ça pourrait plaire à certains. Je suis cependant curieux de connaitre l’opinion de leurs plus vieux fans. Il faut quand même savoir que certaines influences de la formation sont des groupes comme Wu-Tang et les Beastie Boys, ça fait juste du gros sens dans le fond.

En conclusion, un bon album qui n’a aucune prétention et qui mettra un peu de soleil et d’énergie dans votre ennuyeuse vie, si tel est le cas. Il vous sera impossible d’aimer Shredder après l’écoute de cet opus en entier, vous en êtes avertis ! L’expérience The BCASA se concrétise, selon moi, lorsque j’ai la chance de les voir en shows. Trois gentils idiots, en torse nus, qui disent n’importe quoi et qui se crachent dessus tout en nous livrant un mur de son décapant et rauque. L’album leur fait quand même bonne figure, en bout de ligne.

Karl