[DÉCOUVERTES] Édition du 11 Octobre 2013 – Sans titre, parce que.

Les Vendredis Découvertes

Ceux qui suivent religieusement les découvertes sont témoins que Karl aime souvent publier des nouveautés avec des membres féminins dans le groupe, ou des groupes de Philadelphie. Eh bien, cette semaine, ces deux éléments sont jumelés avec le groupe Little Big League. Le groupe est très planant, imaginez une petite touche catchy et bien pop avec une vocaliste vraiment enivrante. Le groupe sera de la prochaine édition de The Fest à Gainesville et c’est très probable que Karl y soit.

Notre époque actuelle permet de véritables leçons de débrouillardise et d’autodidaxie. Si c’est le cas de plein d’artistes connus comme Justin Vernon, Christopher Browder ou le célèbre Conor Oberst, il faut se rappeler qu’ils ont commencé par un projet de sous-sol, seuls avec leur guitare et leur ordinateur. C’est le cas pour Collin Ward, un jeune homme de 21 ans de Minneapolis, qui en est à son deuxième long-jeu sous le nom d’Observer Drift. Un indie lo-fi enregistré maison aux sonorités pleines de rêves, de paroles honnêtes et aux allures de grandeur. Si Fjords est le dernier album à être sorti, PM vous conseille tout de même de commencer par l’écoute de Corridors, l’album qui a mis le groupe sur la carte.

Ça manquait un peu de découverte grasse du côté de Lamb ces temps-ci. Voilà pourquoi il a déniché un  groupe weird de post-doom instrumental. Leur musique est très spatiale, ça rappelle même par moment le groupe Verdun de France. Malgré quelques riffs apocalyptiques, le groupe emprunte parfois la voie de l’expérimentation, ce qui donne des résultats assez surprenants.

En vue du concert de Watain de ce soir, histoire de se purifier de toute cette béatitude et de cette euphorie symptomatique de voir back à back un show de RVIVR et un show de Solids, JF vous propose une bonne dose de méchanceté avec Marnost. Jeune groupe de black métal atmosphérique en provenance de la République Tchèque, Marnost est composé de membres d’un autre excellent groupe de la région, Gattaca. Si le black métal se range généralement sous la bannière de l’apolitisme (subterfuge souvent utilisé pour cacher des allégences au nationalisme d’extrême droite), ce groupe s’affiche ouvertement comme étant de gauche et anti-NSBM. Avec la qualité des pièces, qui oscillent constamment entre des accalmies pondéreuses et des sections de martellage paroxysmiques, ainsi que leur agenda politique avoué, on peut donc se relaxer et se pourrir l’âme en toute sécurité.

Ne pouvant se résoudre à passer cette autre découverte sous silence, JF vous propose également un petit quelque chose de différent. Un peu de punk espagnol qui nous arrive tout droit de Mexico City, ça vous parle? Ce qui est frappant aux premiers abords, avec Muerte, c’est que l’impression que le groupe vous laissera, sur les instants initiaux de votre écoute de la pièce Tortura, ne vous prépare aucunement pour ce qu’est réellement le groupe. On débute avec un post-punk lo-fi poisseux et dérangeant dans la mesure du possible, borderline gothique, jusqu’à ce qu’ils finissent par déferler une tempête de trash hyper rapide. Un genre de mix impossible entre Anasazi et Los Crudos qui marche vraiment bien, surtout avec la p’tite croûte de noise impénétrable qui viens auréoler la production de ce petit démo jouissif.