[CHRONIQUES] Cinq albums que j’emmènerais dans ma tombe avec Matt Bambach

Cinq Albums Que J'Emmènerais Dans Ma Tombe

 Important membre de la scène punk et screamo de Toronto, Matt Bambach (FoxMoulder, Spearhead) nous livre aujourd’hui une liste des cinq albums qu’il emmènerait dans sa tombe. Des classiques et des surprises sont au rendez-vous cette semaine. Voyez par vous même ce qui peut forger l’identité musical d’un gentil gaillard qui gravite maintenant autour de la scène musicale punk underground.

So in creating this list, I wasn’t just mining for my ‘favorite albums’ per se; rather, just the ones with enough replayability that I wouldn’t end up hating music after having listened to them over and over for the rest of eternity. So, without further ado:

Lorsque j’ai créé cette liste, ce n’était pas pour moi un choix de mes albums préférés ; j’ai plutôt opté pour ceux que je pourrais écouter en boucle sans jamais me m’écoeurer, même si je dois me les taper pour l’éternité. Ma liste va ainsi :

Fugazi - The Argument

Fugazi – The Argument (2001)

Simply put, Fugazi influenced my current punk ethos and taste in music more than any other band I’ve ever listened to. I know a few people who kind of thumb their noses at the band’s occasionally stubborn approach to regulating their live show (no moshing, etc.), but I’ve found it to be incredibly thoughtful and pragmatic. I’ve waffled between various Fugazi records being my favorite (early on: 13 Songs/Repeater, later on/now – End Hits/Red Medicine) but no matter what, I always come back to this one and marvel at its complexity. There’s just so much goddamn raw emotion pulsing through every song on this record. Like most Fugazi fans, I totally wish I could have been there.

Pour être simple, Fugazi à grandement influencé mes gouts musicaux en matière de punk d’aujourd’hui, beaucoup plus que tous les autres groupes que j’ai pu écouter. Je connais quelque personne qui renie souvent l’attitude des groupes qui tentent de régulariser leur prestation live (pas de moshpit, etc), mais je trouve cela bien réfléchi et pragmatique.  J’ai souvent nagé à travers les différents albums de Fugazi pour trouver mon préféré (dernièrement: 13 Songs/Repeater, auparavant/maintenant: End Hits/Red Medicine), mais peu importe, je reviens toujours à The Argument et sa complexité. Il y a tellement d’émotions bruts ressortant de chaque chansons à travers l’album complet. Comme la majorité des fans de Fugazi, j’aurais aimé y être.

The Plot To Blow Up The Eiffel Tower - Dissertation, Honey

The Plot To Blow Up The Eiffel Tower – Dissertation, Honey (2003)

Plot fuses a bunch of my favorite musical influences into one chaotic, sassy, and dare-I-say kind of sexy style that I have yet to see replicated. This record really stretched my idea of what punk could sound like, especially with the inclusion of jazz improvisation. Every member of this band is ridiculously talented, and I pick up on more nuances with each listen. Makes me want to play more instruments and get better at the ones I already enjoy.

Plot mélange une panoplie de mes influences musicales favorites en un tout complètement chaotique, coquin et j’oserais dire, sexy, que je n’ai entendu aucun groupe reproduire. Cet album étire vraiment mon idée de ce que le son du punk peut être, spécialement avec un soupçon d’improvisation jazz. Tous les membres de ce groupe sont extrêmement talentueux et je découvre toujours un peu plus la subtilité de l,album à chacune de mes écoutes. Ça me donne envie de jouer plus d’instruments et de devenir meilleur à ceux auxquels je joue déjà.

Bill Evans - Portrait In Jazz

Bill Evans – Portrait In Jazz (1959)

I’d say I’ve had the desire to learn piano for about ten years now, and Bill Evans deserves the credit. Every time I hear these songs, I imagine myself on one of those ridiculously cheesy-romantic dates in the wintertime; you know, one of those laughably contrived romps through the city under the lights, etc etc. (I’m both cringing and daydreaming as I type this). But I digress. Autumn Leaves is one of my all time favorite songs, and despite the fact that I’ve listened to this record more times than I can count, I still enjoy it as much as the first. Very pleasantly sombre.

Je dirais que j’ai le désire d’apprendre le piano depuis 10 ans maintenant et que c’est la faute de Bill Evans. Chaque fois que j’entends ces chansons, je m’imagine dans une de ces rendez-vous romantiques quétaines pendant l’hiver, vous savez, une promenade ridicule dans la ville sous les lumières, etc etc. (Je grince des dents et rêvasse au même moment ou j’écris cela). Autumn Leaves est l’une de mes chansons préférés à vie, et malgré le fait que j’ai écouté cet album plus de fois que je ne peux le compter, je continue d’apprécier l’expérience comme si c’était la première fois. Agréablement sombre.

Stars Of The Lid - The Tired Sounds Of The Stars Of The Lid

Stars Of The Lid – The Tired Sounds Of The Stars Of The Lid (2001)

I figured it’d be a good idea to have one of those “lie down, close your eyes, and soak in an album for two hours” records on here, and this one is my go-to for that profile. I’m a big fan of minimalism, so naturally I gravitate towards a lot of music that’s more ethereal and meditative, providing a nice contrast to cathartic and abrasive stuff. I went through a phase a few years ago when I was listening to a lot of downtempo, EDM, etc. while doing homework and whatever, but this album really stuck out as something I could appreciate on another level. What’s remarkable is that while this record is very droney and simple at times, it’s also very layered and there is progression. Nothing is forced on you. Simply put, really really pretty stuff.

J’ai présumé que ce serait une bonne idée que d’avoir un de ces « couche-toi, ferme les yeux et laisse toi emporter pour deux heures » type d’album ici, et celui-ci est mon choix pour représenter ce profil. Je suis un grand fan du minimalisme, alors naturellement j’ai gravité autour de beaucoup de musique qui est plus éthérale, faites pour méditer qui procure un heureux contraste aux trucs cathartiques et abbrasifs. J’ai passé au travers une passe, il y a plusieurs années, ou je n’écoutais que du downtempo, lorsque je faisais des devoirs ou peu importe, mais cet album est vraiment ressorti comme quelque chose que je pourrais écouter à un autre niveau. Ce qui est remarquable c’est que malgré que cet album soit vraiment très drone et simple parfois, il comporte aussi plusieurs couches et une bonne progession. Rien n’est forcé. Simplement joli.

Hitsville USA - The Motown Singles Collection 1959-1971

Hitsville USA – The Motown Singles Collection 1959-1971 (1992)

Maybe this is cheating (a box CD set in place of a record? okay…), but I’d be totally remiss not to include such an exhaustive collection of the music I listened to as a kid. I distinctly remember waking up, riding around in the car, and listening to this stuff with my parents, inevitably forming my musical identity at a pretty early age. What I love about Motown so much is that most of the songs honestly addressed the day-to-day concerns of the people singing them. Some of the songwriting provides a glimpse into the racial problems and barriers that the musicians were trying to overcome through their art. So naturally, it follows that lots of personality and character were so memorably embedded into each song. And who doesn’t like to sing along to a bubblegum love song every once in a while? Ain’t Too Proud to Beg, I’m lookin at you.

C’est peut-être triché (un coffret CD au lieu d’un album? ok…), mais je serais vraiment déchiré de ne pas inclure une bonne partie de la musique que j’écoutais lorsque j’étais enfant. Je me souviens très bien de me réveiller, me promener en voiture tout en écoutant cela avec mes parents, formant inévitablement mon identité musicale à un très jeune âge. Ce que j’aime du motown, c’est que presque toutes les chansons parlent des sentiments de tous les jours des personnes qui les chantent. Quelques pièces parleront des problèmes de racisme et des barrières que même les musiciens essayaient de traverser avec leur art. Naturellement, s’en suit beaucoup de personnalité et de charactère incrusté dans chaques chansons. Qui n’aime pas chanter une chanson d’amour bubblegum de temps à autre? Ain’t Too Proud To Bed, c’est de toi que je parle.

Mentions honorables :

– A Tribe Called Quest – Midnight Marauders
– Minutemen – Double Nickels on the Dime
– Julie Doiron – Desormais
– 3 – Dark Days Coming
– Mission of Burma – Vs.
– Parts and Labor – Mapmaker