[DÉCOUVERTES] Édition du 1er Novembre 2013 – On est partis!

Les Vendredis Découvertes

Ça y est, PM, Karl et Lamb sont partis à Gainesville, et ils vous laissent avec leurs écoutes de la semaine! Pour PM, la paaaalme d’or est gagnée par Milk Music, un groupe qui a malencontreusement passé sous son radar jusqu’à tout récemment. Le groupe mélange l’alchimie rythmique des pionniers de Dinosaur Jr., en mixant cela à merveille avec un post-punk actuel. Un son résolument Seattle-style, qui nous fait toujours aussi tripper depuis tant d’années!

D’abord, pardonnez-nous pour notre semaine peu active, c’est à croire que nos préparatifs pour le Fest ont prit le plus clair de notre temps. L’excitation est à son comble. Malgré tout, Karl vous propose justement un groupe qu’il s’est fait conseiller d’aller voir à Gainesville, ce dimanche. Il s’agit du groupe Burnt Books. Il est un peu difficile de décrire le style musical du groupe mais, ce que nous pouvons vous dire, c’est qu’avec l’atout féminin au chant, il est possible de reconnaitre des sonorités à la Circle Takes the Square, mais c’est vraiment tiré par les cheveux. Prenez le temps d’écouter parce que, de toute façon, vous n’êtes pas pressés, vous ne serez pas au Fest… Amour.

Dans la caverne d’Oli, l’aliénation du monde extérieur n’existe plus. L’ambiance glauque, mais réconfortante, apporte une quiétude d’esprit jadis abandonnée. Les uniques élans lumineux proviennent de l’étincelle des regards rencontrés en chemin. Dans la nuit perdue, des échos lointains jaillissent en puissance. La légende veut qu’une bête à deux têtes opérant sous le nom d’Orhorho régurgite les derniers relents colériques d’une vie ancienne. Est-ce que tu veux entrer dans la caverne d’Oli Baba?

Ah, les bands qui ont une intolérance aux voyelles. Symptôme de notre époque, sans doute. C’est probablement dû à l’explosion de l’Internet et à la quasi-impossibilité de se trouver un bon nom de groupe original de nos jours. Sauf que JF ne vous parlera pas de RVIVR aujourd’hui (d’ailleurs, aux dernières nouvelles, le ‘I’ c’est toujours une voyelle, non?), mais plutôt de IRN (tiens, le ‘I’ qui revient encore). Incroyable orchestre de doom apocalyptique en provenance de Toronto, le groupe a bien fait ses devoirs à l’école de Corrupted, Buried At Sea et de Khanate. Morne, neurasthénique et suffocant (JF va bientôt être à cours d’adjectifs lugubres), les compositions se traînent avec une lenteur digne d’un dépressif qui peine à se sortir de son lit pour aller affronter une autre journée merdique au bureau. Ce n’est pas pour les âmes sensibles ni les nerveux en manque de patience, car passer au travers de la titanesque Adrift Between Burned Out Villages pourrait très bien vous couter la sanité de votre esprit. Fanatiques de tone gras et de cris torturés seront ravis, les autres seront surement à The Fest, de toute façon. 11 full stacks sur 10.