[DÉCOUVERTES] Édition du 29 Novembre 2013 – Vendredi Jaune

Les Vendredis Découvertes

Dirigeons-nous en Russie, dans cette ville que nous appelons Saint-Pétersbourg. Il est toujours intéressant de découvrir des bons groupes de l’Europe de l’Est, un terrain de jeu qui peut parfois nous sembler interdit. Karl est tombé, cette semaine, sur un groupe nommé Misanthropic Illness, originaire de cette ville. Le quatuor fait dans le bon punk hardcore, le tout mené par une chanteuse qui ne semble pas s’en laisser imposer. Il n’y a qu’une seule chanson en ligne, mais celle-ci est sortie il y a quelques jours. Espérons que plus de morceaux seront disponibles sous peu.

BIRDTAPES Records strikes again! PM va dédier la moitié de ses découvertes au label de Brooklyn si ça continue de même. Leur dernière sortie est le split entre Porches et LVL UP, le premier groupe étant celui dont nous sommes venus faire l’éloge aujourd’hui et, le second, une formation qui est déjà assez établie et qui vient d’annoncer une tournée avec nos très chéris Pity Sex. Vous n’aurez sans doute pas assez d’une seule chanson de Porches, alors on vous invite à aller écouter leur premier album, Slow Dance in the Cosmos, un indie rock de saoulons paru plus tôt cette année. Quoi, vous trouvez pas que ça fait des belles chansons de fin de soirées?

Imaginez une bande rescapée d’une commune enfumée des années 60, rencontrant des métalleux en manque de sensations fortes pour un voyage intergalactique. Ils atterrissent sur planète Claire, habitée par Timothy Leary, Ray Bradbury et Luc Lemay. S’ensuit une virée du tonnerre où science-fiction devient réalité, le LSD ton carburant de choix et la folie ta meilleure amie. Strange Transmissions From The Neuralnomicon résulte d’un monumental bad trip collectif qui voit la musique se métamorphoser en créature cybernétique. Ne cherchez plus Oli, il est maintenant sous l’emprise de forces extraterrestres.

Lamb est prit dans une torpeur d’ultra-violence, en écoutant notamment Iron Lung à profusion. Pour essayer de changer un peu d’air tout en restant dans une ambiance de calins et d’amour doux,  il est tombé, comme par hasard, sur Sea Of Shit. Nom très profond, tout autant que la musique. Pas besoin d’un doctorat pour comprendre ici qu’en écoutant ce groupe, on veut tout simplement se faire blaster les oreilles et faire sortir le méchant. Une bonne dose de powerviolence pour commencer le week-end.

Sans doute à cause de la neige et de la glace, JF ne démord pas de son obssession pour Lukestar. Il a dépoussiéré ses vieux albums et ne peux écouter que ça depuis la première bordée. Il faut dire que les mélodies et l’ambiance générale des albums du groupe se prêtent à merveille au climat du jour. Donc, au diable les nouveaux bands! Ayant été un groupe actif entre 2001 et 2011, ce groupe de pop progressif féérique de la Norvège nous a quitté après la sortie de leur dernier album, Taiga. Ayant bénéficié d’un succès plutôt humble en Europe, le groupe n’aura que très peu marqué les esprits des gens en Amérique, malgré la qualité supérieure de leur musique. Lukestar dégage quelque chose de tout simplement magique mais, derrière ses airs de pop innocente se cachent des compositions complexes, intelligentes et travaillées qui véhiculent à merveille la vulnérabilité du vocal falsetto de Truls, le chanteur. D’ailleurs, le band possède un pedigree plutôt intéressant avec des membres qui ont joués dans des groupes beaucoup plus agressifs, pendant ou avant de former ce groupe (on parle ici de Snöras et The Spectacle). À découvrir, ou à redécouvrir pour les initiés.