[CHRONIQUES] Cinq albums que j’emmènerais dans ma tombe avec Maxime Leclerc

Cinq Albums Que J'Emmènerais Dans Ma Tombe

Cette semaine, nous avons demandé au grand manitou de Hahaha cool! Records de nous présenter les 5 albums qu’il amènerait dans sa tombe. Hahaha cool! Records a été créé en 2012, dans la région de Québec par Maxime Leclerc, et a participé à la sortie d’excellents groupes comme Teenage Bottlerocket, The Anchor, Abolitionist ou Uter Failure. Un top qui saura plaire à tout fans de punk-rock. 

Iron Chic - Not Like This (2010)

Iron Chic – Not Like This (2010)

Voilà un album qui représente beaucoup pour moi. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu l’impression de pouvoir connecter avec la majorité des pièces du disque. Que ce soit la solitude, la mort ou la dépression, les thèmes abordés semblent, contrairement à beaucoup d’autres groupes, venir de vrais expériences et non pas juste d’une histoire fignolée dans le but de faire une chanson crève-cœur. Même si Iron Chic n’a pas réinventé la roue niveau musicale, le tout est tellement parfaitement exécuté qu’on croirait écouter ce genre de musique pour la première fois. Chaque instrument sur l’album est mis à l’avant-plan, ce qui fait sonner chaque pièce comme une tonne de briques. Même les voix, qu’elles soient doublées ou en sing-along, sont comme un instrument à part entière. À ajouter à votre collection si ce n’est pas déjà fait!

 Randy - You Can’t Keep A Good Band Down - Ampersand Records (1998)

Randy – You Can’t Keep A Good Band Down (1998)

1998, j’ai 18 ans, je commence à comprendre qu’il existe peut-être un monde musical en dehors du skate-punk. Les deux premiers albums de Randy sont déjà, depuis longtemps, mes albums favoris. Je vénère ce groupe. Je vais chez Exo Records, acheter You can’t keep a good band down, qu’on attendait depuis quelques mois déjà. Surprise! Aucune chanson de skate-punk, le tempo diabolique qui faisait la signature de Randy jusqu’ici est coupé au moins de moitié. Mes oreilles jouissent. Mélodique, loud, accords de voix fantastiques, paroles anarchistes, chansons presque dansables à un certain niveau; cet album m’a ouvert à un monde musical que je croyais bâfrant et répétitif. Quelle erreur de ma part.

 Fear Of Lipstick - Seasons - P. Trash Records (2012)

Fear Of Lipstick – Seasons (2012)

Second effort du groupe de Moncton, Nouveau-Brunswick, Seasons est un autre de ces albums que je considère comme parfait. Sa production est sans faute, les pièces s’enfilent une après l’autre, sans laisser le temps à l’auditeur de prendre son souffle. Pop punk très classique dans son essence, la petite touche 77 punk vient donner à cet album la nuance qui fait Fear Of Lipstick se différencier des autres groupes du genre. Le cerveau derrière le groupe, Eric Neurotic, est, malgré son jeune âge, un vieux routier du punk-rock. Ça paraît dans la composition et dans l’efficacité des mélodies autant que dans celle des textes qui sont, simples, mais encore une fois, faciles à s’y identifier. Découvrez, si ce n’est pas déjà fait, ses autres projets comme Varsity Weirdos et Feral Trash, pour ne nommer que ceux-là.

 Chixdiggit! - Pink Razor - Fat Wreck Records (2005)

Chixdiggit! – Pink Razors (2006)

Oui, bien sûr, tous les albums de Chixdiggit semblent être issus du même moule. En gros, ils sonnent pas mal tous pareil. Mais, pour une raison que j’ignore, celui-là est supérieur aux autres, à mon goût à moi. Rien de sérieux dans cet album, mais tous les titres sont accrocheurs; j’adore la voix de KJ Jansen et leur enthousiasme est contagieux. Comme quoi être un punk-rockeur n’est pas uniquement apanage des gens tristes, découragés et qui se détestent profondément!

 The Creeps - Lakeside Cabin - Black Pint Records (2008)

The Creeps – Lakeside Cabin (2008)

The Creeps sont, selon mon humble avis, ce que le Canada a fait de mieux en matière de punk-rock. Débattable? Sûrement, mais c’est mon opinion. Les riffs sont accrocheurs, les thèmes sont fascinants. En écoutant Lakeside Cabin (où n’importe laquelle parution des Creeps à partir de celle-là), on entre dans l’univers morbide de Skottie Lobotomy, chanteur et guitariste du groupe (aussi membre de Crusades, The Visitors et Black Tower), qui nous emmène dans la tête d’un tueur en série psychotique qui prend un malin plaisir à espionner et tuer des femmes. Pas très punk-rock comme thématique, me direz-vous? Effectivement, mais le tout est très bien livré par le trio d’Ottawa. Les ambiances musicales, les ponts, les thématiques; tout est parfaitement arrangé pour qu’on embarque à fond dans ce délire meurtrier. J’ai choisi cet album, mais tout ce que The Creeps ont fait depuis Lakeside Cabin est du pur génie, ça vaut l’écoute!