[DÉCOUVERTES] Édition du 7 Mars 2014 – Nouvelle formule

Les Vendredis Découvertes

L’avez-vous remarqué? Il n’y a pas eu de découvertes la semaine dernière. C’est que nous avons décidé de diminuer notre envahissement de nouveaux groupes à la fréquence d’une fois aux deux semaines. Peut-être seront-elles plus appréciées et recherchées de cette façon. On vous invite d’ailleurs à manifester votre intérêt quand il y en a un, afin de créer un dialogue par rapport à ces découvertes. On en profite aussi pour changer légèrement notre façon d’écrire nos découvertes. Elles seront maintenant plus personnelles aux rédacteurs. Voilà, bonne semaine!

PM | J’avais très hâte de partager ce projet avec vous. Ça m’a démangé toute la semaine dernière lorsque l’on a décidé de réduire nos découvertes. Il s’agit de White Lighters, le tout nouveau projet du philadelphien Brandon Setta. Vous le connaissez peut-être grâce à son excellent groupe Nothing, qui vient d’ailleurs tout juste de sortir un très bon album, Guilty Of Everything. Personnellement, je suis tombé en amour avec son univers depuis l’été dernier, et c’est également en grande partie grâce à Swan Dive, son projet en duo avec Dave de More Than Life. Si vous avez autant accroché que moi sur Fly Toward The Sun, vous ne serez pas déstabilisé par le calme dépressif qu’il nous livre intimement à travers les 8 titres de as far as you can as fast as you can. Effectivement, l’album semble une suite logique de la pièce Till You’re Numb de Swan Dive. Assez de blabla, prends-toi un thé, un livre et absorbe la fragilité de la musique.

Karl | Un nouveau groupe semble faire son apparition dans la scène punk hardcore américaine. Provenant de Phoenix, le groupe Lilith nous propose un hardcore très raw qui va au delà des stéréotype qu’il peut y avoir dans le genre, parce qu’en effet, il y a un bel amalgame de genres musicaux dans chacune des différentes pièces de leur EP intitulé Bloom. Le son du groupe n’est pas sans rappeler le défunt groupe Cerce, il faut dire que les deux groupes étaient fronté par une vocaliste au timbre de voix similaire. Au final, c’est musicalement très bon et bien fait, il serait fortement possible que le groupe se fasse rapidement connaître. 2014 nous le dira.

OLI | Brotherhood Of The Ram accompagne soigneusement le froid vicieux qui semble vouloir squatter nos corps pour encore un moment. Ces chansons toute en lourdeur, pourvues de mouvements répétitifs, nous propulse en plein coeur de l’hiver draconien. Lorsque le vent transporte un imposant brouillard de neige frivole dans un tourbillon infini. Le moment où l’on demeure à l’intérieur, devant une fenêtre engourdie, à observer les excès bipolaires d’une nature toujours imprévisible. Les vastes étendues désertiques des prairies s’offrent en images, ajoutant une dimension cinématographique à ces subjuguantes trames instrumentales. Chaque pièce respire, s’enflamme avec passion et porte à une méditation profonde.

LAMB | Un rêve. L’impression d’être dans les nuages. Sur une plage. N’importe où, sauf ici. N’importe quand, sauf maintenant. C’est la sensation que j’ai en écoutant ma découverte de cette semaine, The Blank Tapes. Une musique simple et envoûtante qui me rappelle la première fois que j’ai entendu les Velvet Underground. La comparaison est cheezy, mais le feeling reste exactement le même. The Blank Tapes, même avec une concentration minime, t’amène ailleurs. Où tu veux. C’est la vocation première de la musique, non ?