[DÉCOUVERTES] Édition du 2 mai 2014 – La plus grosse édition à vie!

Les Vendredis Découvertes

PM | Dans mon étude des groupes lo-fi contemporains, je me suis adonné à l’écoute de plusieurs groupes très minimalistes. Aujourd’hui, c’est le tour d’un groupe légèrement plus indie, mais avec un son qui partage définitivement des influences avec les Teen Suicide de ce monde, tout en étant capable d’aller chercher un côté plus accessible à la Restorations. Il s’agit de Three Man Cannon, dont j’ai découvert le plus récent album, Pretty Many People. C’est avec le premier extrait, Patiently, qu’on découvre la richesse de cette nouvelle galette, qui fait suite à un split avec Lee Corey Oswald paru il y a un peu plus d’un an. La chanson est également accompagnée d’une très cool vidéo tournée sur bande magnétique VHS. Le genre de truc qui a tout pour plaire à notre photographe Poh!

Oli | Voici un autre petit trésor dont j’avais omis de vous entretenir. Mais, comme je dois passer mes journées enfermées entre quatre murs dans l’unique but de survivre, mon temps de vie se voit réduit de beaucoup. Je me sens détenu dans cette cage au quotidien et également à l’intérieur de la vaste prison sociale que constitue le capitalisme. Accidente surgit avec une certaine sérénité, une innocence cachant un désir absolu de changement, une simplicité empreinte de vérité. De quoi me donner la force nécessaire pour briser mes chaînes oppressantes et m’évader de ce carcan répressif me dévorant l’âme. Le beau temps s’installe doucement avec comme toile de fond la fougue festive de la troupe de Madrid. Le moment idéal pour établir un plan d’action libérateur et constructif, se laissant guider par ce qui nous nourrit.

Karl | Voici comment du slacker rock devrait sonner. Pinner me donne l’impression d’écouter une sorte de Weezer, mais en étant plutôt une formation pour qui rien n’est vraiment important, excepté le fait de se fumer un gros joint avant d’agripper leurs instruments et de déranger les voisins avec un surplus de décibels. Le tout est assurément tout croche, mais on parle ici d’un tout croche contrôlé. Le quatuor nous provient de Victoria et nous offre bel et bien du matériel de l’Ouest (Seattle/Vancouver). Les amateurs de grunge et de rock garage s’y retrouveront aisément. C’est juste bon et facile d’écoute.

Élodie | Bon, vous allez peut-être me dire que je suis en retard sur le monde avec cette découverte de la semaine, mais que voulez-vous? Étant une fille de région, j’ai une image à respecter en étant en retard sur les magnifiques bands à connaître! Que ce soit pour désaouler de ta soirée écrasé sur ton lit, ou encore pour procéder à un rituel religieux de ton choix (dans mon cas c’est pendant que je cuisine), le split de Oaken & Marnost est aussi satisfaisant que le vent qui te frappe au visage durant la première journée de l’année où tu roules en voiture les fenêtres ouvertes. C’est lourd, franc et, en prime, si t’es un peu comme moi, tu vas même avoir des beaux petits frissons. Ce split de feu, released par les Zegema Beach Records de la jolie Ontario, fera son entrée dans ton record store favori dès le 12 mai. Si tu n’es pas de nature patiente, l’écoute intégrale est disponible sur le bandcamp des deux groupes, ainsi que sur celui du label.

Lamb | Puisque tout vient de se concrétiser en ce qui est de mon apparition au Fest 13 à Gainesville, je suis en mission depuis une semaine. En quoi consiste-t-elle? Écouter tous les groupes que je ne connais pas pour tomber sur la perle rare. Je ne conseille pas cette méthode à personnes, parce qu’il y a vraiment de la MERDE.., mais bon. J’ai fait plusieurs découvertes qui m’ont faites oublier cette périlleuse aventure. Voici pourquoi je vous présente cette semaine Boys, un groupe punk-rock de Cincinnati. Si vous suivez les découvertes depuis quelques temps, vous aurez surement remarqué mon intérêt pour les groupes avec une voix féminine. Rien à faire. Je suis trop souvent conquis d’avance. Boys, c’est rien de bien compliqué: des petits riffs bonbons catchy, des thèmes de la vie de tous les jours et une énergie entrainante. On se revoit au Fest ! (Caman, t’as en masse le temps d’économiser pis toute, yo).

Raph | J’aime quand un label me surprend avec une signature qui diffère du son qu’il a coutume de promouvoir. Au final, ça se résulte plus souvent qu’autrement par d’intéressantes découvertes. Récemment, c’est plus particulièrement sur Deathwish Inc que j’ai pris connaissance du groupe alternatif américain Wovenhand. Dès la première écoute des chansons Hiss et Sea Shepherd,  j’ai été charmé par l’expression infectieuse des mélodies mêlées au rythme des percussions, donnant ainsi une attitude folk/rock bien assumée à la sonorité du groupe, dominées en majeure partie par une basse et une guitare très lourdes. À titre comparatif, l’ambiance musicale dégagée par le groupe n’est pas sans rappeler Ghost ou Beastmilk. Tout au long de Refractory Obdurate, le tout dernier album, on vogue sur une atmosphère spirituelle sombre et brumeuse, narrée avec conviction par David Eugene Edwards. Bien que je n’adhère normalement pas à ce type de narrations croyantes,  je trouve l’accomplissement artistique de Wovenhand franchement réussi.

Aurélien | J’aurais tendance à associer la ville de Brest (France) au punk hardcore vieille école, en témoignent des groupes comme Police Truck, Trashington D.C. ou encore The Wedge. Même si on y trouve des membres communs, le groupe Litovsk délivre quant à lui un post punk racé à travers une première démo K7 fracassante. Sont présents tous les codes fidèles au genre, de l’ambiance glaciale aux lignes de guitare qui claquent, en passant par une basse ensorcelante et un jeu de batterie froid et métronomique. 5 titres hypnotisants!