[CHRONIQUES] Retour sur le Pouzza Fest IV avec Lamb

Pouzza Fest IV - Retour sur le Pouzza Fest IV

Le Pouzza Fest, c’est un des moments de l’année que j’attends toujours avec pas mal d’impatience. C’est l’occasion de découvrir et de voir des groupes que j’adore, mais c’est avant tout aussi un rassemblement. Le temps d’un instant, tout s’arrête. Une seule chose importe : réussir ce marathon musical parsemé de choses mauvaises pour ta santé. C’est le moment de faire des nouvelles rencontres, de terrasser avec les amis, de manger de la malbouffe pis de feeler tout croche pendant une semaine en te disant que t’aurais peut-être dû prendre ça plus relax et que tu commences à être trop vieux pour ce genre d’événement.

Cette année, j’avais encore plus hâte au Pouzza puisqu’il retournait directement aux sources. Fini les (trop) gros headlines (sorry Martin, sorry Scott) et fini le Métropolis. Des têtes d’affiche juste assez grosses pour plaire aux endurcis et pour prévoir des soirées épiques sans embûches. Sans vouloir être méchant envers personne, les groupes avec trop de renommée semblaient amener plus de problèmes que de fun. Voici donc le récit des petites aventures d’un gars qui connaît (pô pis) son punk-rock. Photos par la merveilleuse Christine Lortie !

Vendredi

Pouzza Fest IV - Junior Battles

Après avoir profité de la pluie à volonté sur une terrasse très remplie du désormais trop célèbre batteur de Anarpunk, on se dirige tranquillement pour voir le premier show du Pouzza IV. On tombe sur Rope, qui ont la difficile mission de jouer a 18h45 avec deux combos d’amplis dignes de mon premier jam de garage pendant ma prépuberté. Mission accomplie pour les gars de Québec. Une bonne ambiance avec une prestation de feu pour être certain de nous réveiller bien comme il faut ! Après une petite broue de ruelle bien méritée, je me dirige avec ma douce histoire d’aller voir les toujours excellents Junior Battles. Ciboire ! Leur pop-punk trop simple est tellement fou et toujours aussi efficace. Le tout de déroulait dans des Foufounes Électriques bien remplies pour écouter leurs classiques, mais aussi quelques extraits de leur prochain album Rally, qui, à la première écoute, me semble être une des très bonnes sorties de 2014. Quinze minutes plus tard, Two Cow Garage foule la scène. J’étais tombé sur le cul en les découvrant lors du premier Pouzza et je n’ai clairement pas été déçu. Une bonne dose de country-punk pour se diversifier les tympans un peu. PS : J’aimerais vraiment pas être myope comme le chanteur, ça l’air poche…

Quelques bières de terrasses plus tard (que j’ai trouvé, ma foi, forts abordables😉 ), j’ai effectué un choix déchirant en manquait The Creeps pour aller voir nos amies de Amanda X. Un maudit bon choix au final, parce que non seulement le St-Ciboire était bien rempli, mais Amanda X ont donné tout un show. Leur nouvel album, Amnesia, à été livré à la perfection. Un excellent post-punk féminin bien fuzzy. Un genre de California X qui se bat contre du Dinosaur Jr., mais en version féminine. Sincèrement, un de mes coups de coeur du Pouzza. À partir de ce moment, les bières de 14h commencent à faire leur effet. C’est le moment de rupture de mon Pouzza. Je cours pour aller voir la fin du set de Enabler, qui ne déçoit jamais. C’est un autre aspect que j’ai aimé du Pouzza cette année. J’ai eu la chance de voir tellement de styles différents, du acoustique-ish au crust, en passant par le punk-rock classique jusqu’au country-folk-ish.

Pis là. Toute pète. Je vois croche, pis je pars voir Anarpunk. Je vais essayer de vous résumer ça en quelques mots. Seringues, pouding (caca), crash, chansons de sept secondes. Ah oui, moi pis mon coloc on a aussi décidé de lutter (pis je me suis fait ramasser solide) pendant leurs 6 minutes 32 secondes de déchéance longueloise. Par la suite, je suis parti écouter un bon groupe de rock-papa, c’est-à-dire les bons vieux The Hold Steady. Une autre maudite bonne surprise, c’était vraiment un show funné. J’étais plutôt inquiet avant qu’ils embarquent sur scène, parce que je me demandais vraiment comment allait se passer le show, si l’ambiance allait être sec pis toute. Finalement, ça mérite un gros A+. Le chanteur, avec ses mimiques dignes d’un prêtre afro-américain, était divertissant pas à peu près. Le groupe avait vraiment l’air content d’être de la partie, ce qui rend le tout encore plus plaisant. Après avoir fait la paix avec mon partenaire de vie du fait de m’avoir pété la yeule, on se ramasse au Underworld voir le show secret de Two Cow Garage pour au moins un bon deux tounes, le temps qu’on réalise qu’on est plus capable de vivre. FIN PART I. Ah fuck. J’ai aussi vu le spectacle-surprise de Highness au théâtre Sainte-Catherine. Tout ce que je me rappelle c’est: WE WON’T LIVE WITHOUT US. Fin.

PS: Désolé, il me manque certains bouts de la soirée. Ben quoi… C’est un peu ça, aussi, le Pouzza, non? Je suis pas un vrai journaliste, donc j’ai le droit. 

Samedi

Pouzza Fest IV - Birthday Candles

Avec ma toujours aussi sympathique face de gars hangover, je me dirige tranquillement, mais sûrement, vers notre premier show de ruelle avec Matt Evans (Old Flings), The Hotelier, Oh My Snare!, Birthday Candles et Save Ends. C’est toujours le fun, surtout entouré des gens funky du Peace Park qui te rappellent à quel point t’es normal dans la vie. J’ai vraiment eu de la difficulté à vivre samedi, ce qui explique mon manque d’assiduité côté shows. En gros, je me rappelle avoir été voir The Hotelier malgré ma pizza du fucking Sipan qui m’a fait dégueuler deux bonnes fois. La salle était bien remplie, y’avait du feeling pis toute (aux Katacombes là, ne reparlons pas du Sipan ciboire). Sincèrement, c’est une de mes grosses découvertes de 2014. Par la suite, moi pis ma douce on a décidé d’aller visiter Tim Barry, parce que ça faisant longtemps qu’on ne s’était pas vu. Conseil aux gens lors d’un concert acoustique : FARME DONC TA YEULE, SI TU VEUX PAS ÉCOUTER LE SHOW, DÉCALISSE. À part ce petit détail, c’était ben blood, comme toujours. J’ai ensuite décidé d’aller faire mon aventurier et de voir à quoi 7 Seconds ressemble live. Ben ciboire, c’est ben bon. Les gars roulent leur bosse depuis 34 ans et ils ont l’air à toujours autant triper. « Je ne sais pas s’ils l’ont joué ta toune, mane, j’les connais pas.. Sorry. »

Après ça, je suis allé voir nos amis d’Old Flings. Un groupe qui a une très haute estime dans mon cœur (j’ai manqué D4 cette année au Fest pour aller les voir). Dans un Piranha-ish Bar à moitié rempli, les gars ont donné une solide performance, pour leur première prestation en sol canadien, avec le grand sourire aux lèvres. Malgré un son quelque peu douteux et un PM absent jusqu’à la dernière toune, c’était pratiquement parfait. Après deux-trois Moosehead, le gars a reprit la forme et a décidé de se rendre voir Laura Stevenson. Un bon petit show, mais un peu trop smooth pour me garder éveillé. Surtout lorsqu’il est 1h30 am. J’ai donc décidé d’aller me chercher un nionion ring pis d’aller dormir pour être en forme pour le lendemain.

Dimanche

Pouzza Fest IV - Dillinger Four

La journée commence bien. Malgré la fatigue accumulée, on se ramasse au merch mall pour vendre nos bebelles de Housebreaker Records en savourant des hash browns, gracieuseté de Stomp Records. Je ne vous chanterai pas comment s’est passé notre deuxième show de ruelle, parce que je n’étais pas là. Paraît que c’était bien plaisant. J’étais occupé à faire des bidoux. Ahhh, le capitôlisme. Après quelques broues d’après-midi (encore une fois très abordables) et une powernap beaucoup trop efficace, je me décide enfin d’aller voir nos amis de Dying River. Un bon petit show entouré d’amis, ça se prend toujours très bien. Quelques bières de terrasse (encore) et un délicieux burrito de nos amis de chez Vélo Burrito (beans’n’cheese, essaye ça l’ami), j’enfourche le plancher de danse pour aller voir les copains de Laureate. Comme toujours, le groupe enfile ses chansons habituelles en offrant un show toujours aussi le fun à voir. J’ai pris une décision brise-cœur, cette soirée-là. Étant donné que j’avais le tibia vraiment enflé et qui criait au meurtre, j’ai décidé de passer la soirée aux Foufs. J’ai manqué des bons bands, mais j’en ai vu des pas pires aussi !  Ensuite, c’est le LOL de la fin de semaine qui se déroule avec The Holy Mess. Les trois premières chansons étaient pas mal bonnes, je commençais à changer mon opinion sur le groupe. Mais, par la suite, tout dégringole. La débandade musicale probablement causée par un surplus de farine au nez amène une cacophonie relativement désagréable. Rien contre les gars, mais c’était mauvais. Point. Peut-être que je juge trop vite ou que je ne comprends pas le personnage, mais bon. J’ai dit point. Fack c’est point, okay ?

Ensuite, on réalise qu’il manque le batteur de Drag The River, mais Jon Snodgrass et Chad Price savent tout de même livrer la marchandise. Le seul petit hic, c’est qu’au bout d’un moment, leur folk-country-wtv devient un peu lourd, surtout lorsqu’on est le dimanche d’une fin de semaine aussi éprouvante que le Pouzza. Peu importe, j’étais très content de voir Drag The River et de chanter avec eux. Par la suite, un incontournable du monde punk-rock actuel : The Menzingers. Pour avoir vu le groupe à plusieurs reprises, les gars savent faire lever une foule. Tout le monde semblait très content d’entendre les désormais classiques tels que Good Things ou Ava House. 

ET LÀ. LE MOMENT PAR EXCELLENCE. LE GROUPE QU’ON DEVRAIT PENSER IMMÉDIATEMENT EN PARLANT DU POUZZA : DILLINGER FOUR. Je sais que l’équipe du Pouzza a travaillé très fort pour essayer d’avoir le groupe au fil des dernières éditions, pis maudit que j’étais content lorsque j’ai entendu la nouvelle. D4 s’amène devant une foule euphorique et saoule et on remarque immédiatement la démarche toute croche de Patrick Costello, le bassiste du groupe, avec sa bouteille de Jameson presque vide. BINGO. Et la suite, vous la connaissez probablement. Une ambiance de feu, de la bière un peu partout, du stage-dive à profusion et, surtout, mais surtout, l’ensemble de la salle qui se fait un fun fou au son des classiques de D4 comme Gainesville ou D4=Putting the ‘F’ Back in ‘Art’. Je me suis fait frenché par quelques amis, j’ai dansé, stage-divé sur Gainesville tout en ayant le motton. Sincèrement, j’ai assisté à toutes les éditions du Pouzza et j’en ai vu en maudit des shows. Mais c’était probablement le plus réussi. Le plus entrainant. Celui qui représentait le plus ce que l’équipe du Pouzza tente d’implanter à Montréal depuis maintenant quatre ans. Une ambiance punk-rock par excellence dans une salle remplie d’endurcis qui veulent juste vivre un bon moment sans trop penser au lendemain.

Bref. On a eu du fun en maudit. Le concept de retourner aux sources était probablement la meilleure idée de l’organisation depuis sa fondation. Aucune embûche, un ou deux shows sold out, mais avec des options plus qu’enviables et des groupes plus qu’intéressants les uns que les autres. Encore une fois, merci à l’équipe. Merci à Hugo, Hélène, Dou, Jo, les bénévoles et tous les autres qui ont réussi à faire de cette fin de semaine une tradition et un de mes moments préférés de l’année. Vous travaillez fort, pis maudit qu’on vous en remercie.

Ah, pis les maudits fatiguants qui chialent tout le temps. Ben venez pas, c’est toute. Arrêtez de chier sur du monde qui travaillent à l’année longue sur un festival auquel la majorité adore participer. Si vous voulez être originaux, ben commencez un groupe de free-jazz qui s’appel MARTINi ou ben SCOTTish, ou ben partez-vous votre propre festival, histoire de goûter à votre propre médecine.

PEACE GANG ! À L’AN PROCHAIN !

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