[CRITIQUES] La Querelle – Home, a beautiful place to get lost

La Querelle – Home, a beautiful place to get lost

Je me souviens de la première fois que j’ai vu la Querelle en show. C’était avec The Sainte-Catherines au Bar St-Maurice, à Repentigny. Ma gang d’amis punk-rocker n’avait pas trippé sur les lamentations passionnées du nouveau projet de Math Lachapelle. Pour ma part, ça m’avait grandement plu. Il y avait quelque chose là-dedans qui me faisait ressentir une émotion grandiose, un sentiment que je revécu quelques années plus tard devant une certaine toile de Gustave Doré, L’Énigme.

Ce sentiment était mélancolique, certes, mais il portait aussi un message d’espoir. Une invitation à regarder droit devant, malgré tout ce que son passé peut évoquer. Home, a beautiful place to get lost est le deuxième album du groupe, et il évoque ce même sentiment grandiose. Les cinq ans qui séparent sa sortie à celle du premier effort des défunts Issues Sixteen, Welcome to my Battleship, semble avoir donné une profondeur à leurs compositions immédiatement saisissables. Allant chercher l’amplitude du post-rock et la sentimentalité du emo des années 90, La Querelle peut très justement se faire comparer à l’excellent répertoire de Deep Elm Records, au même titre que les plus récents prodiges du genre tel que Foxing, Prawn et autres groupes actuels épousant un registre musical de richesse comparable.

En plus de détenir 9 titres originaux, l’album offre également des remixes fait par différents amis gravitant autour du groupe. Bien que l’idée semble saugrenue à priori, c’est avec grande surprise que j’ai apprécié la plupart des hommages, qui vont jouer dans différents styles, de l’acoustique à l’électro. L’ensemble ajoute une corde supplémentaire à l’arc déjà très imposant que représente Home, a beautiful place to get lost. Une autre bonne raison pour aller donner une écoute à cet excellent nouvel effort du quintet montréalais.