[CHRONIQUES] Retour sur le Pouzza Fest V avec Karl

[CHRONIQUES] Retour sur le Pouzza Fest V

La cinquième édition du Pouzza Fest, qui s’est déroulée le 15, 16 et 17 mai est déjà chose du passé. Chaque année, le festival est une expérience différente avec plusieurs groupes différents, venant d’un peu partout dans le monde. Laissez-moi maintenant vous parler de ma fin de semaine, celle-ci s’avérant être ma cinquième année de Pouzza Fest consécutive.

Merci à Martin Blondeau pour les photos, visitez sa page Facebook!

Jour 1

Pour commencer le tout en beauté, nous nous sommes retrouvé chez Mathias d’Oktoplut pour quelques breuvages d’avant Pouzza. Nous avons par le fait même appris que le groupe venait tout jute d’être greffé au festival. Déjà de belles surprises! Il était l’heure pour moi d’aller chercher ma passe trois jours, un processus très rapide qui m’impressionne à chaque année par son efficacité grandissante. Après environ 22 secondes d’attente, direction Foufounes Électriques pour commencer la fin de semaine avec une PBR à 4$.

Je tiens avant tout à préciser que j’ai manqué plusieurs bons groupes, parce qu’il est impossible pour moi de me diviser en trois et que les groupes qui ne seront pas énumérés dans la suite de mon « retour sur » en valent tout autant la peine. Mes choix musicaux ne sont pas absolues et j’ai décidé cette année de graviter entre 4 salles de concerts. Je commence à me faire plus vieux et courir jusqu’au Piranha bar pour voir un band semble être une idée qui me rejoint de moins en moins.

Cayetana

Premier groupe du Pouzza : premier choix déchirant pour moi. Cayetana de Philadelphie et Peace Be Still de Toronto montent sur le stage en même temps. Mon cœur penche vers le groupe américain et c’est la bonne décision. Je crois que c’est la première fois (ou une des premières fois) que Cayetana s’arrête à Montréal. Un trio féminin qui gagne rapidement en popularité qui nous offre un pop punk pas trop bonbon du tout. Le groupe est excellent, le tout est est à point. La foule est présente et semble grandement apprécié. Excellent!

Le prochain groupe que je veux voir est Typesetter. J’ai eu la chance de les voir à The Fest à Gainesville, mais j’en veux plus. Le groupe est très peu connu, mais nous parlons d’eux sur Vakarme depuis déjà quelques années. Je réussi à convaincre quelques un de mes amis à traverser avec moi au Théâtre Sainte-Cath pour apprécier un groupe qu’ils ne connaissaient pas. Le verdict tombe et tout le monde est heureux d’avoir emboité le pas. L’ensemble de Chicago donne une excellente prestation, ils sont visiblement très content d’être ici.

Typesetter

PBR, Sailor Jerry, pas le temps de niaiser. On prend nos jambes à notre cou et nous dirigeons vers les Katacombes pour une suite de trois groupes qui va tout arracher, c’est garanti!

Tout d’abord, nous avons Chumped qui nous a offert un excellent spectacle. Je dois avouer connaître un peu moins le groupe, mais j’entends souvent le nom passé par ci et par là. Je n’ai suis définitivement pas déçu de leur prestation. Je n’ai plus d’excuse, je dois maintenant apprendre leur discographie au complet.

C’est maintenant le tour du groupe Beach Slang. Plusieurs personnes attendent avec impatience la prestation du groupe et c’est très compréhensible, les gars de l’ensemble nous ont offert deux EP complètement malade l’année dernière. La PBR semble faire son effet sur la foule et les décibels ne font qu’empirer la situation, c’est le chaos, le party est solidement pogné. Le groupe de Philly nous offre même un cover de The Replacements. Les vieux de la vieille sont charmés, les plus jeunes aussi.

Beach Slang

Pour terminer ce threesome en beauté, nous attendions la venue de nos héros locaux en Solids. Rendu à ce stade de ma soirée, c’est complètement flou. De ce que je me souviens, c’était la fête et il y avait des explosions de bière un peu partout. Encore une fois, les gars nous ont offert un excellent show et je dois avouer que personne ne s’attendaient à moins de leur part. Ils ont même joué une nouvelle chanson très slowcore (à la Cloakroom, Pedron The Lion) qui fut très bien reçu !

Maintenant, c’est presque la fin de la soirée et vous vous dites que je suis sans doute allé me coucher; ça c’est vraiment mal me connaître. Je me suis dirigé à nouveau au Théatre Sainte-Cath pour voir Hüsker Dudes, un band qui cover le groupe Hüsker Dü. J’aime les covers et j’aime Hüsker Dü, donc je ne devais pas manquer ça! Malgré l’heure qui se faisait tardive, plusieurs personnes étaient au rendez-vous et c’était la meilleure façon possible de terminer la première journée de la cinquième édition du Pouzza Fest.

Jour 2

Un réveil brutal, mais on s’en fout! Il est temps de se préparer et de retourner au Centre Ville.

Premier arrêt, la scène extérieure. C’est là que se trouve les Shows de Ruelle Vakarme cette année. Je suis un peu en retard, mais plusieurs personnes sont en cercle autour de Chris Farren, chanteur de Fake Problems. À prime abord, je dois dire que le gars a vraiment une belle voix. On s’étend sur le gazon et on ferme les yeux, dernière chance de prendre un peu d’énergie pour la deuxième journée.

Chris Farren

Comme la veille, je me suis ensuite dirigé aux Foufs. C’est le point de repère à chaque année et c’était presque l’heure pour les montréalais de Barrasso d’attaquer la scène. Plusieurs personnes ont répondus à l’appelle du rock sale franco et n’ont pas été déçu de leur choix. Solide performance du groupe.

Une fois leur set terminé, il fallait finir nos bières rapidement et faire un arrêt au Théatre Sainte-Catherine, c’était la jounée Housebreaker Records et nos amis de chez Oh My Snare! remplaçaient le groupe Nobro qui avait dû annuler leur concert. C’est à ce moment que j’ai découvert la cocaïne liquide, aussi appelé Octane. Je deviens soudainement trop top shape.

Une fois l’excellent show du groupe terminé, je retourne en courant aux Foufs. C’est l’heure d’Oktoplut. Si vous ne connaissez pas ce groupe, allez écouter leur album immédiatement et remerciez moi plus tard. La foule est super contente de voir le duo et plusieurs personnes chantent les chansons de A à Z. Leurs affaires semblent bien marcher!

The Muffs

Pas besoin d’aller trop loin pour le prochain groupe que je veux voir. Quand tu as la chance de voir un groupes américain des années 90 en concert, et bien tu le fais sans poser de question. Même si je connaissais pas super bien The Muffs, j’étais vraiment curieux de les voir. J’avais entendu de bonnes choses à leur égard. Il faut parfois faire confiance aux gens et j’ai bien fait, une superbe performance et je crois que la chanteuse aime bien la café montréalais.

C’est statu quo, je ne bouge pas d’un poil. Le prochain groupe à monter sur la scène des Foufounes est l’une des têtes d’affiches. J’adore ce groupe depuis que je suis tout jeune et je n’ai jamais eu la chance de les voir live. Il s’agit de 88 Fingers Louie. Étrangement, plusieurs personnes m’ont fait de mauvais commentaires vis-à-vis leurs performances post-réunion. Je m’attendais au pire, mais en bout de ligne j’ai totalement adoré. Les gars étaient souriants et semblaient avoir beaucoup de plaisir. J’ai chanté comme un adolescent et j’y suis allé pour le moshpit. Je peux maintenant enlever le groupe de ma « To see list ».

Wayfarer

Ensuite, pas le temps de respirer, je dois retourner rapidement au Théatre Sainte-Catherine parce que Wayfarer ont déjà commencé. J’arrive à tout allure, heureusement je n’ai pas manqué grand chose. Je suis bien content de voir qu’encore une fois, la foule à répondu à l’appelle d’un groupe moins connu. Les gens de la scène montréalaise ont le cœur à la bonne place. Le groupe nous offre une bonne prestation. J’étais curieux de voir le rendu live de leur album et je n’ai définitivement rien à leur reprocher. Même la voix fait honneur à l’enregistrement.

Il commence à se faire tard, c’est donc l’heure d’un petit cover band, non? Quel coïncidence! Nos amis sont sur le point de faire l’album Not Like This de Iron Chic au complet. Ça sent soudainement les sing alongs et la bière. Tout le monde présent le sait, nous ne sortirons pas d’ici propre. Drôlement, même le proprio du Théâtre semble dans notre mood, celui-ci nous offre des bières à très très très bon prix et vient faire la fête avec nous. Douche de bière pour tous. Tout le monde chante, tout le monde fait du crowdsurfing, c’est la fête.

Nous reprenons ensuite nos esprits, nous croyons la deuxième journée terminé… et non! Un show surprise de Fake Problems. Je dois avouer ne pas connaître le groupe, mais c’était excellent. Encore une fois une excellente façon de terminer une soirée.

Jour 3

Deuxième matin un peu moins brutal, étrangement. Je décide de ne pas être en retard et me dirige aussitôt pour la deuxième prestations des Show de Ruelle Vakarme. Nous avons eu la chance de recevoir plusieurs chanteurs dont Kyle de Wayfarer et Joe Vickers. De plus, plusieurs amis de Joe se sont partagés la guitare pour nous offrir quelques une de leurs chansons, c’était parfait!

Joe Vickers

Devinez ou je me suis rendu ensuite? Eh oui, aux Foufounes Électriques! C’était l’heure des montréalais de Hashed Out. Pour ceux qui ne connaissent pas, disons que c’est un groupe assez méchant. La foule était présente, mais semblait un peu timide. Il faut dire que le son du groupe est impressionnant. Quelques excellentes chansons plus tard, le hardcore dancing était de plus en plus présent, réchauffant ainsi le dancefloor pour le prochain groupe.

Je ne suis pas le plus gros fan de hardcore pur et dur, mais j’avais déjà vu Get The Shot il y a quelques années et j’étais curieux de les revoir. Le groupe est de la ville de Québec et nous a livré une extrêmement solide performance. Le tout était parfumé de discours anti-homophobe et anti-sexiste qui semblent avoir fait le bonheur de tous. C’est bien de voir un groupe prendre le temps de véhiculer d’excellentes valeurs que tous devraient adopter. Aussi, que dire de l’énergie du chanteur, un vrai athlète. À voir!

Le prochain groupe que j’ai vu sont les mythiques The Dwarves. Je croyais ne pas vraiment connaître le groupe, mais à ma grande surprise, j’ai chanté quelques chansons. Du bon vieux pop-punk qui plaira aux fans de Descendents et compagnie. Les gens commencent sérieusement à s’entasser de plus en plus devant la scène des Foufs.

Municipal Waste

Que dire du prochain groupe… Pour commencer, c’était leur retour aux Foufs presque trois ans plus tard. La dernière fois qu’ils sont venus, ce fut la décadence. Je ne m’attendais à rien de moins et j’ai eu raison. Municipal Waste is gonna fuck you up qu’ils disent… Wow! Quel party de malade. Malgré la fatigue, j’ai eu le sourire aux lèvres tout le long du concert. Je suis vraiment triste pour ceux qui ont manqué ça. Au final, j’ai juste hâte que le groupe soit de retour en ville. Juste cinglé. 10 sur 10. Bellissimo! Clap clap clap.

C’est presque la fin du festival. Comment terminer ça en beauté pour ceux qui ont encore un peu d’énergie? La réponse est simple : Knapsack. Groupe emo légendaire des années 90, ils en étaient malgré tout à leur premier passage à Montréal. Je n’avais pas envie de manquer ça et il y avait une bonne foule qui a su répondre à l’appel du groupe. Ce fut une prestation bien douce et relaxante, beaucoup plus feel good que j’aurais pu imaginer.

Knapsack

C’était maintenant la fin!

Au final, je ne m’attendais pas à autant de fun cette année, mais j’y ai encore trouvé mon compte. Bravo à toute l’équipe du Pouzza Fest et aux bénévoles qui se surpassent année après année. Merci à vous tous de permettre aux gens de retomber en enfance/adolescence le temps d’une fin de semaine. Longue vie à vous et au festival. En espérant revoir tout le monde l’an prochain.

Karl

Merci à Martin Blondeau pour les photos, visitez sa page Facebook!