[CHRONIQUES] Best Of des rédacteurs : Raph

Cette année fut particulièrement faste en terme de parutions d’albums tous genres confondus et il n’y a absolument pas lieu de se plaindre! Voici une liste des dix perles qui selon moi, se démarquent véritablement du lot de par la passion palpable qu’elles dégagent, leur originalité, mais surtout, l’expression transparente des sentiments dégagés par les individus qui les ont conçus. Mes trouvailles de 2015 :

10: A Place to Bury Stranger – Transfixiation

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Un mélange plutôt abstrait de guitares cinglantes et d’effets de toutes sortes qui, du début à la fin, peut être soit difficile ou sinon palpitant à auditionner. Pour ma part, je choisis l’option deux et j’en demande plus.

9: Caspian – Dust And Disquiet

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J’ai de la misère à rester objectif lorsqu’il s’agit de me prononcer sur l’œuvre de Caspian. Bien qu’aucune chanson n’arrive véritablement à se démarquer  du lot comme ce fut le cas sur de précédents albums, Dust And Disquiet est en soi une pièce grandiose et colorée qui n’a pas vraisemblablement pas cessé de jouer dans mes oreilles depuis sa parution.

7: Ringo Deathstarr – Pure Mood

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Parmi la panoplie d’artistes ces derniers temps qui sont allés puiser leur sonorité dans la vague shoegaze et grunge des années 90,  Ringo Deathstarr est un trio qui se tire très bien d’affaire. Sur leur plus récente proposition intitulée Pure Mood, on conjugue les effets de reverb et de fuzz à des mélodies accrocheuses et virales, la principale raison pourquoi cet album se démarque du lot.

 

7: Diat – Positive Energy

 

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Ce groupe de Berlin se sera avéré une belle trouvaille pour moi cette année! Une leçon de post-punk drôlement bien livrée et surtout, très énergique, attrait qui selon moi manque à certains groupes contemporains qui s’aventurent dans le genre.

 

6: Ceremony – L-Shaped Man

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J’ai un gros sentiment d’appartenance à la musique de Ceremony depuis leurs tout débuts et malgré les critiques souvent dures à leur égard, j’admire la façon dont la formation s’y prend pour renouveler leur section rythmique d’album en album tout en prenant naturellement soin de ne pas déroger de leur idéologie. Cela dit, l’arrangement de la section instrumentale très minimaliste soigneusement appliquée sur L-Shaped Man aura su me séduire et me captivera encore pour longtemps.

 

5: Cloakroom –  Further Out

 

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Mes peurs d’être déçu suite à leur fracassant EP paru en 2012 sont maintenant dissipées, car Further Out a vu le jour plus tôt cette année. À chaque écoute, je  m’étonne  de réaliser  à quel point la mélancolique voix de Doyle perce le mur de son provoqué par la basse et la guitare pour ainsi créer un puissant cocktail d’émotions. Clairement ma performance emo de l’année.

 

4: Ought – Sun Coming Down

 

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Qui pouvait prédire une sortie d’un tel impact, un an à peine suite à la parution de More Than Any Other Day? C’est pratiquement impossible de rester indifférent au style particulier qui définit ce groupe. De manière convaincante, inspirante, considérablement urgente, et  bien plus instinctive que sur le dernier jeu,   le groupe Montréalais livre à merveille un message clair à l’auditoire. Bougez-vous et mettez la main sur cet album!

 

3: Viet Cong – Viet Cong

 

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Si je n’ai malheureusement pas eu la chance de me pointer à un de leur spectacle près de chez moi cette année, je peux tout de même me consoler d’avoir abusivement écouté l’album depuis sa sortie. Viet Cong pousse à un autre niveau l’art d’apprêter le post-punk et ils ont mis la barre haute pour le futur, à eux et tous les autres acteurs du genre.

 

2: Swervedriver – I wasn’t Born to Lose You

 

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Qui pouvait prédire un tel retour en force? Chose est certaine, les jeux de guitares d’Hartridge et Franklin sont tels qu’on jurerait que le groupe ne s’est jamais réellement séparé. Je m’estomaque encore de la structure quasi parfaite de chacune des chansons qui composent l’album.

 

1: Spectres – Dying

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C’est bruyant, c’est viscéral. Du début à la fin de Dying, on se sent claustrer dans un univers sombre où rien d’autre n’est percevable que de perçantes lamentations de guitares soutenues par une rythmique à la fois machinale et infectieuse. Et lorsqu’on réussit à s’en sortir, aussi étrange que cela puisse paraître, on ne peut plus s’en passer. C’est à la fois addictif, voir même thérapeutique. Chose est certaine, cet album est spécial et mérite haut la main sa place dans mon classement.

 

Dignes de mention:

 

Deerhunter – Fading Frontier,

Milanku – De Fragments,

Father John Misty –

I Love you, Honeybear,

No Tolerance – You Walk Alone,

Turnover – Peripherical Vision,

Cheatahs – Mythologies,

Low – Ones and Sixes,

Sunn O)) – Kannon,

The Flex- Don’t Bother With the Outside World,

GY!BE – Asunder, Sweet and Other Distress.